Le cours de l’or bouge chaque semaine au rythme de l’économie mondiale. Avec L’Actu de l’Or, recevez chaque mardi un résumé clair pour :

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Principaux indicateurs américains (valeurs arrêtées au 27/07/2026)

  • Taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) : 3,75 %
  • 187 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ↘︎
  • Inflation américaine sur 12 mois (PCE) : 3,5 %
  • Confiance des consommateurs US (indice Michigan) : 54.4
  • Valeur du Dow Jones : 52050 ↗︎
  • Valeur du S&P 500 : 7393 ↘︎

Principaux indicateurs européens (valeurs arrêtées au 27/07/2026)

  • Taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) : 2.40 %
  • Taux d’inflation moyen pour la zone euro : 2,8 %
  • Taux de chômage pour la zone euro : 6,2 %
  • Confiance des consommateurs et des entreprises zone euro : -15.9 ↗︎
  • Valeur Euro Stoxx 50 : 6300 ↗︎
  • EUR/USD : 1,14 ↘︎

 

Bourses hésitantes

La semaine du 21 au 27 juillet s’est déroulée dans un climat plus constructif pour l’or, avec des marchés actions mondiaux plutôt hésitants, un S&P 500 plus faible, un Dow Jones globalement stable et un Euro Stoxx 50 un peu mieux orienté que la semaine précédente.


Évolution du cours de l’or

L’once d’or consolide

Sur le plan technique, le cours de l’or a surtout consolidé après la phase de décrochage de mi-juillet, en restant sur une large zone de résistance autour de 4 050 à 4 150 dollars et près de 3 600 euros, tout en effaçant progressivement la tendance baissière précédente.

cours de l'or hebdo arrêtés au 20 juillet 2026

Le pétrole est monté mais cette fois l’or a tenu

Malgré la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, et l’inquiétude autour du transport de brut, l’or a progressé dès le 21 juillet, les investisseurs commençant à anticiper qu’une éventuelle désinflation ou une détente monétaire pourrait compenser le choc énergétique. Et c’est sans doute l’élément le plus important de la semaine : la résistance du métal face à la hausse du pétrole.

En temps normal, un brut en forte hausse entretient les craintes d’inflation et peut peser sur l’or via la perspective de taux plus élevés. Mais cette fois, le marché a plutôt considéré que le choc pétrolier venait s’ajouter à un contexte déjà tendu, ce qui renforçait l’attrait de l’or comme valeur de couverture. Autrement dit, la hausse de l’énergie a cessé d’être seulement un frein et est devenue un support indirect du métal.

L’incertitude devient trop forte

Le 22 juillet a confirmé un vrai changement de ton. L’or a atteint un plus haut de deux semaines à Londres, porté à la fois par un dollar plus faible, des achats techniques et une lecture nouvelle du risque géopolitique. Surtout, les taux réels à long terme restaient très élevés, mais le marché a cessé d’en faire un argument suffisant pour vendre l’or, signe que les opérateurs commençaient à privilégier la protection contre l’incertitude plutôt que le seul coût de portage (c’est-à-dire l’ensemble des charges supportées pour détenir cet actif)

À noter que le marché a également réagi aux inquiétudes sur la dette hors bilan liée à l’IA dans les grands groupes technologiques, un sujet qui a nourri la prudence générale, même si on ne peut pas dire non plus que ça ait fait fuir les capitaux vers le métal jaune.

Change et rendements obligataires US

Le mouvement de change a aussi joué en faveur du prix en euros. L’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar (même s’il s’est légèrement replié lundi 27 en fin de journée), porté par un apaisement relatif des tensions et par le recul du pétrole, ce qui a limité la hausse du métal en devise américaine tout en soutenant sa valorisation en euros. Pour un acheteur européen, cette combinaison a rendu l’or plus résistant qu’en dollars, et explique pourquoi la semaine se termine autour de 3 589 euros l’once alors que le marché américain reste un peu plus lourd.

Car aux USA, les rendements obligataires ont continué de dominer le paysage, même si leur hausse n’a pas suffi à casser le rebond. Les anticipations de taux plus élevés restaient bien présentes, cependant les investisseurs semblaient hésiter entre le scénario d’une inflation durable et celui d’un ralentissement économique plus net. Dans ce contexte, l’or a profité d’une forme de désalignement : les craintes macro restaient fortes, mais elles ne conduisaient plus automatiquement à des ventes sur le métal.

Chine et Inde, relais prudents

De son côté, la Chine n’a pas fourni de signal décisif cette semaine, malgré son poids dans la demande mondiale. Les marchés ont surtout retenu que l’Asie restait sensible aux variations du dollar et aux prix du pétrole, ce qui limite souvent l’élan des achats physiques lorsque les cours montent trop vite. En Inde, la logique reste similaire : le marché local absorbe les replis, mais devient plus sélectif quand les niveaux restent élevés. Ces deux pôles ont donc contribué à stabiliser le marché sans lui donner de nouvelle impulsion.

COMEX plus dense

Enfin, le COMEX a confirmé le regain d’activité sur l’or. Les volumes de contrats à terme ont fortement monté, avec un pic proche de 23 millions d’onces le 23 juillet, soit un plus haut de six semaines. Ce surcroît d’échanges indique que les investisseurs institutionnels ont réactivé leurs couvertures et leurs arbitrages après la poussée de volatilité liée au pétrole et aux tensions géopolitiques. Quand les volumes remontent aussi vite, le message est clair : le marché ne doute plus de l’importance du mouvement en cours.

Volumes négociés - COMEX

En bref…

Le point important de cette semaine est que l’or a résisté à un environnement qui, jusque-là, lui était défavorable. La semaine précédente, le métal souffrait simultanément du pétrole, des taux et du dollar, mais la séquence du 21 au 27 juillet montre qu’il peut désormais se maintenir malgré la flambée énergétique. Cela met fin, au moins provisoirement, à la tendance baissière de mi-juillet et replace l’or dans une logique de consolidation haussière de moyen terme.

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Bibliographie


Bruno GONZALVEZ

Multi-entrepreneur, auteur et consultant depuis plus de vingt-cinq ans dans le domaine de la communication stratégique, il a plusieurs fois travaillé pour le compte d'entreprises financières dont il décrypte aujourd'hui les coulisses et les mécanismes économiques de base à l'intention du plus grand nombre.