Le cours de l’or bouge chaque semaine au rythme de l’économie mondiale. Avec L’Actu de l’Or, recevez chaque mardi un résumé clair pour :
- Comprendre les grandes tendances,
- Suivre les marchés et les indicateurs clés,
- Avoir les bonnes infos pour piloter votre épargne.
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Principaux indicateurs américains (valeurs arrêtées au 20/07/2026)
- Taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) : 3,75 %
- 208 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ↘︎
- Inflation américaine sur 12 mois (PCE) : 3,5 % ↘︎
- Confiance des consommateurs US (indice Michigan) : 54.4 ↗︎
- Valeur du Dow Jones : 52030 ↘︎
- Valeur du S&P 500 : 7473 ↘︎
Principaux indicateurs européens (valeurs arrêtées au 20/07/2026)
- Taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) : 2.40 %
- Taux d’inflation moyen pour la zone euro : 2,8 %
- Taux de chômage pour la zone euro : 6,2 %
- Confiance des consommateurs et des entreprises zone euro : -17.7
- Valeur Euro Stoxx 50 : 6228 ↘︎
- EUR/USD : 1,144 ↗︎
Bourses en léger repli
Les marchés américains et européens ont terminé la semaine un peu plus faibles que la précédente, avec un S&P 500 et un Dow Jones en léger repli, tout comme l’Euro Stoxx 50. Ce climat a traduit une prudence des investisseurs face à la macroéconomie, aux tensions énergétiques et aux anticipations de taux, sans pour autant créer l’environnement clairement porteur qu’un vrai accès de stress financier aurait pu offrir à l’or.
Évolution du cours de l’or
Une semaine sous pression
Ainsi, du 14 au 20 juillet, le cours de l’or a évolué dans un marché très nerveux, avec une tendance générale toujours baissière malgré plusieurs rebonds techniques. En euros, la correction a été moins brutale qu’en dollars grâce au recul du billet vert face à l’euro, mais le mouvement de fond est resté dominé par la montée des rendements, le retour des tensions géopolitiques et une demande physique asiatique encore prudente.
Lecture technique
Sur le plan graphique, la semaine a dessiné une succession de cassures, de rebonds et de plafonnements autour de zones de prix très surveillées. L’once a tenté de se reprendre après le choc du 13 juillet, puis a buté à plusieurs reprises sur des résistances proches des 4 050 à 4 100 dollars, tandis qu’en euros la zone des 3 500 à 3 550 euros a servi de pivot. La tendance mensuelle reste orientée à la baisse, ce qui confirme que les rebonds sont encore surtout techniques et non le début d’un vrai retournement.
Une semaine de va-et-vient
Du 14 au 16 juillet, l’or a d’abord rebondi nettement, porté par des chiffres d’inflation américaine inférieurs aux attentes qui ont temporairement rassuré les marchés sur la trajectoire des taux de la Réserve fédérale. Mais ce sursaut n’a pas tenu : dès le lendemain, le marché a peiné à prolonger la hausse, rattrapé par la faiblesse de la croissance chinoise et par un contexte international toujours nerveux. Le 16 juillet, la pression s’est accentuée avec de nouveaux plus bas sur le marché londonien, dans un environnement où les données économiques américaines, jugées mitigées, ont été éclipsées par une nouvelle flambée du pétrole alimentée par l’escalade entre les États-Unis et l’Iran. En clair, l’or a oscillé entre soulagement monétaire, inquiétudes sur la demande asiatique et retour des tensions géopolitiques, sans parvenir à installer un vrai rebond durable.
Le dollar perd de nouveau du terrain
En parallèle, le dollar a reculé face à l’euro, autour de 1,144, ce qui a limité la baisse de l’or en euros par rapport à celle observée en dollars. Pour un investisseur européen, la devise joue donc un rôle d’amortisseur important : un or qui baisse en dollars peut paraître plus stable en euros si l’euro se renforce. Cette semaine, cet effet de change a donc empêché un décrochage du prix coté en monnaie unique.
Pétrole et politique monétaire
Le vrai fil rouge de la semaine reste tout de même le tandem pétrole-taux. Les frappes et contre-frappes au Moyen-Orient ont ravivé les craintes sur les flux d’énergie, et le Brent a touché son plus haut niveau depuis plus d’un mois. Ce qui nourrit l’idée d’une inflation plus résistante, donc d’une politique monétaire plus prudente de la Fed et de la BCE. Or, un environnement de taux durablement élevés réduit l’attrait de l’or, qui ne verse aucun coupon.
Inde et Chine, sans surprise
Sur le front asiatique, la demande physique n’a pas suffi à relancer franchement le marché. En Inde, les achats d’or restent toujours sensibles aux niveaux de prix, et ils ont tendance à ralentir quand les cours sont trop élevés ou trop volatils. En Chine, les signaux sont plus contrastés : Hong Kong poursuit son développement comme centre de compensation, mais cela ne suffit pas à booster une activité encore prudente tant que le marché mondial hésite entre inflation, dollar fort et croissance asiatique molle.
COMEX très actif
Enfin, les volumes sur le COMEX de New York sont restés élevés, entre 14 et 20 millions d’onces échangées par jour en moyenne. Cela montre un marché très réactif, où les opérateurs ajustent rapidement leurs positions à chaque variation du dollar, du pétrole ou des anticipations de taux. Ce niveau d’activité confirme que l’or reste un actif de couverture très suivi, mais aussi un marché de trading intense, capable d’accompagner rapidement chaque événement macroéconomique.
En bref…
L’or termine la semaine du 14 au 20 juillet sur une note fragile, partagé entre rebonds techniques et tendance de fond toujours baissière. Le recul du dollar face à l’euro a amorti la chute en monnaie européenne, mais les tensions au Moyen-Orient, la pression sur les taux et les signaux économiques contrastés ont empêché tout vrai retournement.
Bibliographie
- Cours de l’or par Veracash (https://www.veracash.com/fr/cours-or)
- World Gold Council (https://www.gold.org)
- Reuters (https://www.reuters.com/markets/)
- CME Group (https://www.cmegroup.com/)
Multi-entrepreneur, auteur et consultant depuis plus de vingt-cinq ans dans le domaine de la communication stratégique, il a plusieurs fois travaillé pour le compte d'entreprises financières dont il décrypte aujourd'hui les coulisses et les mécanismes économiques de base à l'intention du plus grand nombre.


