À retenir
- L’or perd plus de 2 % sur la semaine, pénalisé par le dollar et les taux.
- France : la remontée des taux souverains rend l’équation budgétaire et l’épargne plus délicates.
Or et métaux précieux
L’or spot cote autour de 4 268 $ l’once, soit environ 3 755–3 760 €, contre 4 293,60 $ et 3 772 € la veille.
Le métal jaune se dirige vers une baisse hebdomadaire supérieure à 2 %. Le coupable principal n’est pas un effondrement de la demande refuge, mais le retour du rendement : après la hausse de taux de septembre, plusieurs responsables de la Fed ont indiqué qu’un resserrement supplémentaire pourrait être nécessaire pour ramener l’inflation vers 2 %. Le marché attribue désormais environ 69 % de probabilité à une nouvelle hausse américaine en octobre, tandis que le dollar et les rendements obligataires progressent.
Analyse technique
Le seuil des 4 260 $ constitue le premier niveau immédiat à observer ; une cassure confirmerait la pression vendeuse de la semaine. À la hausse, la zone 4 295–4 300 $ forme la première résistance visible. Au-delà, le marché pourrait d’abord effacer le recul hebdomadaire avant de pouvoir parler de reprise durable.
Argent, platine et palladium
Le cours de l’argent métal s’établit à 63,44 $, soit environ 56 € l’once
Le métal recule d’environ 0,45 % ce matin et travaille le bas de sa fourchette quotidienne 63,42–64,21 $ : sous 63,4 $, la pression technique s’accentuerait, tandis que 64,2 $ constitue la première résistance observable (Kitco, 25 septembre 2026).
Le platine est à 1 743 $, soit environ 1 543 € l’once
En recul d’environ 0,4 % sur 24 heures.
Le cours du palladium est à 1 233 $, soit environ 1 100 € l’once
Soit une baisse d’environ -1,1 % sur 24 heures.
Géopolitique et économie
États-Unis–Chine : beaucoup de cérémonie, peu de grand accord
La rencontre de Washington entre Donald Trump et Xi Jinping a permis de prolonger la trêve commerciale, mais les médias ne relèvent pas d’avancée majeure ce matin. Les sujets de friction restent nombreux : Taïwan, Iran, technologies et intelligence artificielle. Pékin et Washington maintiennent donc le dialogue, de jolis sourires en prime, sans avoir réglé leurs différends structurels.
Le prix du pétrole en recul
Les cours pétroliers reculent légèrement vendredi alors que les opérateurs évaluent la possibilité d’une trêve entre Washington et Téhéran, tout en restant prudents face au risque de nouvelles attaques contre les infrastructures énergétiques. L’accalmie va-t-elle être durable?
France, entre croissance molle et confiance faible
L’Insee indique que le climat des affaires de septembre s’établit à 96, sous sa moyenne de long terme de 100, tandis que la confiance des ménages reste à 86. Le PIB français avait stagné au deuxième trimestre et le pouvoir d’achat par unité de consommation reculé de 0,6 %. Pour l’épargnant, le tableau devient paradoxal : des taux élevés peuvent soutenir les produits de taux, mais ils renchérissent simultanément le crédit et pèsent sur l’économie.
À surveiller
→ La Fed et le dollar
C’est actuellement le principal interrupteur à court terme de l’or : une anticipation encore plus restrictive sur les taux américains renforcerait mécaniquement le vent contraire. Wait and see…
→ Iran, pétrole et inflation
Rien de nouveau ici.
→ France et dette souveraine
→ Et bien sûr, l’évolution du cours de l’or en réaction à tous ces éléments.
Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.
