À retenir

  • 4 130 $ : l’or reste proche d’un plus bas de sept semaines après la chute de lundi.
  • 5,24 % : le Treasury américain à 10 ans atteint des niveaux inconnus depuis 2007.
  • 4,77 % : le taux français à 10 ans retrouve son plus haut depuis 2008. 

Or et métaux précieux

L’or spot évolue autour de 4 130 dollars l’once

L’or cote autour de 4 130,40 dollars, contre 4 196,80 dollars lundi, soit environ 3 636 euros l’once. Reuters relevait ce matin 4 130,58 dollars, en légère reprise durant la séance asiatique mais toujours proche de son plus bas depuis le 5 août. La pression vient surtout des taux. En effet, le Treasury américain à 10 ans a clôturé lundi à 5,24 %, tandis que le rendement réel à 10 ans atteignait déjà 2,85 % le 24 septembre, son plus haut depuis novembre 2008. Le dollar évolue parallèlement près d’un sommet de deux mois. 

Le pétrole complique encore l’équation. Le Brent tourne autour de 107 dollars, sur fond de conflit entre les États-Unis et l’Iran et d’incertitudes sur le détroit d’Ormuz. Cela entretient les craintes inflationnistes et donc les anticipations de resserrement monétaire. Le marché attribue désormais 72,5 % de probabilité à une nouvelle hausse de la Fed en octobre, contre 57,6 % une semaine auparavant. Autrement dit, l’inflation reste élevée, mais sa conséquence actuelle (des taux durablement hauts) pèse davantage sur l’or. 

4 115 dollars devient le niveau à regarder

Techniquement, la violence du mouvement de lundi a amené l’or à proximité immédiate des 4 115 dollars, premier support identifié dans les données techniques relevées. En dessous, 4 070 dollars, puis la zone 3 996-3 943 dollars, constituent les prochains niveaux mentionnés. À la hausse, 4 165 puis 4 220 dollars forment les premières zones à reconquérir. Les indicateurs décrivent un marché très survendu, mais ces indicateurs ne permettent pas à eux seuls de déterminer la suite du mouvement. 

Le mouvement dépasse d’ailleurs l’or, puisque Kitco enregistrait lundi soir des baisses de –3,91 % pour l’or, -5,61 % pour l’argent, -3,44 % pour le platine et -4,48 % pour le palladium. 

L’argent recule à 60,54 dollars

L’argent cote autour de 60,54 dollars, soit 53,36 euros l’once, contre 61,92 dollars lundi. Après la chute supérieure à 5 % de lundi, le métal reste entraîné par le dollar et les taux élevés. 

Le platine revient vers 1 688 dollars

Le platine évolue autour de 1 688 dollars, soit 1 496 euros l’once, contre 1 733 dollars lundi. Il recule encore de 1,3 % ce matin selon Reuters après une séance de liquidation déjà sévère lundi. 

Le palladium autour de 1 189 dollars

Le palladium cote autour de 1 189 dollars, soit 1 065 euros l’once, contre 1 215 dollars lundi. 

En France, certains ressortent les bijoux des tiroirs

La hausse du cours observée ces dernières années fait que davantage de Français viennent revendre bijoux et objets en or pour récupérer des liquidités. Selon l’étude EY-Francéclat publiée en mai 2026 et citée dans un article de BFM Business, les Français détiendraient environ 1 634 tonnes d’or sous forme de bijoux, mais seuls 22 % des détenteurs d’or en auraient déjà vendu.
Pourquoi ? Parce que le rachat d’or souffre encore d’un déficit de confiance. Selon le sondage OpinionWay pour AuCOFFRE de juin 2026, 51 % des Français déclarent ne pas faire confiance aux professionnels du rachat d’or pour évaluer honnêtement la valeur de leurs biens… 

Face à ce triste constat, nous ne pouvions donc pas rester sans rien faire ! Le groupe AuCOFFRE, dont Veracash fait partie, développe depuis 2009 des processus éprouvés et sécurisés autour des métaux précieux, auxquels s’ajoutent des certifications et des plateformes numériques conçues pour simplifier les opérations. L’objectif, c’est de rendre l’or véritablement liquide, en permettant de transformer sa valeur en euros en quelques clics, avec un parcours transparent et sécurisé.

Géopolitique et économie

Les taux continuent leur ascension

Ils montent, ils montent, les taux ! Le rendement américain à 10 ans a atteint 5,24 % lundi, tandis que la hausse du pétrole ravive les inquiétudes inflationnistes. En Europe, le choc énergétique pèse également sur l’euro, revenu sous 1,14 dollar après avoir approché 1,20 dollar en août. Le gaz européen dépasse parallèlement 80 euros/MWh.

La France est particulièrement exposée à la remontée des taux. Son 10 ans a dépassé 4,7 % lundi selon les éléments fournis, tandis que l’écart avec le Bund allemand dépasse désormais 110 points de base. À cela s’ajoutent les interrogations sur la trajectoire des finances publiques et sur la capacité des futurs gouvernements à réduire le déficit. Les appréciations très sévères formulées par certains investisseurs ou responsables politiques sur la situation française restent toutefois des opinions. 

L’or noir, encore et toujours sur le devant de la scène

Le Brent atteint 106,77 dollars, en hausse de 1,4 % mardi matin. Les exportations des principaux producteurs du Moyen-Orient ont pourtant atteint 12,8 millions de barils par jour en septembre, leur niveau le plus élevé depuis février. Mais les itinéraires et transferts utilisés sont plus coûteux, tandis que l’incertitude entourant le détroit d’Ormuz reste élevée. Des discussions indirectes entre Washington et Téhéran se poursuivent, sans accord annoncé à ce stade. 

Le phénomène est mondial. En Inde, la roupie a franchi 96 roupies pour un dollar, son plus bas niveau depuis deux mois. Pour cette grande économie importatrice d’énergie, la combinaison pétrole cher + dollar fort devient particulièrement sensible. Les investisseurs étrangers ont retiré environ 3,7 milliards de dollars des marchés indiens en septembre. 

À surveiller

→ Les statistiques américaines 

Offres d’emploi et confiance des consommateurs ce mardi, puis emploi, PCE et rapport mensuel sur l’emploi. Elles seront déterminantes pour les anticipations de taux de la Fed. 

→ Le pétrole et l’Iran 

Toute évolution autour du détroit d’Ormuz peut rapidement se transmettre au pétrole, à l’inflation, aux taux et donc aux métaux précieux. 

→ Le seuil des 4 115 dollars sur cours de l’or.


Anaïs Bourdon

Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.