À retenir
- 4 119 $ : l’or recule pour une quatrième séance consécutive.
- 55 milliards de dollars : l’or numérique change d’échelle.
- 4,88 % : la dette française à dix ans est sous forte pression.
Or et métaux précieux
L’or spot évolue autour de 4 119 dollars l’once mercredi matin, soit environ 3 670 euros. Le métal jaune enchaîne une quatrième séance de recul, pénalisé par la hausse du pétrole et les anticipations de resserrement monétaire américain.
Le Brent remonte au-dessus de 110 dollars le baril, sous l’effet des risques pesant sur les approvisionnements au Moyen-Orient. Cette situation entretient les craintes inflationnistes et complique les perspectives de la Réserve fédérale américaine.
L’info de ce matin, c’est que l’or numérique change d’échelle. Selon les chiffres du World Gold Council rapportés par le Financial Times, le marché de l’or numérique a triplé depuis début 2025. Il représente désormais l’équivalent d’environ 370 tonnes d’or, soit environ 55 milliards de dollars. L’Asie, notamment la Chine, l’Inde et l’Indonésie, joue un rôle important dans cette évolution.
Sur le plan technique, la zone des 4 105-4 110 dollars constitue un premier support à surveiller. À la hausse, les 4 155-4 160 dollars forment une première résistance. Le maintien des cours au-dessus de 4 100 dollars sera un indicateur à surveiller.
Les autres métaux précieux évoluent également sous pression ce matin :
Le cours de l’argent à 57,35 dollars, soit environ 51 euros l’once
En baisse de 1,1 %, il reste sensible au dollar, aux taux et aux perspectives industrielles, avec une volatilité supérieure à celle de l’or.
Le cours du platine à 1 639,47 dollars, soit environ 1 466 euros l’once
Il cède 0,6 %, dans un contexte de prudence sur la demande industrielle.
Le cours du palladium à 1 091,78 dollars, soit environ 990 euros l’once
Il recule de 1 %, le plus fort repli des trois métaux, avec une sensibilité persistante aux perspectives du secteur automobile.
Géopolitique et économie
La France emprunte à des taux historiquement élevés
Le marché obligataire français reste sous tension après les violences et les manifestations du week-end. Mardi, le rendement de l’OAT à dix ans a atteint près de 4,99 % en séance, avant de revenir autour de 4,88 %, contre 3,385 % pour son équivalent allemand. L’écart de taux, proche de 150 points de base, traduit les inquiétudes des investisseurs concernant la trajectoire budgétaire et l’instabilité politique française. Les observateurs divergent toutefois sur l’ampleur du risque : certains redoutent une dégradation prolongée, d’autres estiment que les institutions européennes offrent aujourd’hui davantage de protections qu’en 2012. Tout au long du mois de novembre, nous allons décrypter ce que cela implique pour nos portefeuilles.
La BCE défend le rôle international de l’euro… depuis Shanghai
À l’occasion d’un sommet financier en Chine, Philip Lane, économiste en chef de la BCE, a défendu l’élargissement des dispositifs permettant aux banques centrales étrangères d’accéder à des liquidités en euros. Plus de 30 banques centrales auraient manifesté leur intérêt. L’objectif est de renforcer l’utilisation internationale de la monnaie européenne dans un système encore largement dominé par le dollar.
La blockchain entre dans les infrastructures boursières européennes
La Bourse de Stuttgart a obtenu une autorisation DLT TSS pour Seturion, sa plateforme de négociation et de règlement de titres tokenisés. L’infrastructure doit permettre aux banques et aux places boursières européennes d’échanger des titres numériques et de régler les opérations avec différentes formes de monnaie numérique. Stuttgart évoque des économies pouvant atteindre 90 % sur certains coûts de règlement : un objectif commercial qui reste à démontrer en conditions réelles.
À surveiller
→ Le marché obligataire français
La trajectoire des OAT et l’écart avec les Bunds allemands seront des indicateurs majeurs de la confiance accordée à la France.
→ Les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient
Toute nouvelle attaque ou avancée diplomatique peut rapidement modifier les prix du pétrole, et donc les anticipations d’inflation.
→ L’évolution de la correction du cours de l’or.
Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.
