Le cours de l’or bouge chaque semaine au rythme de l’économie mondiale. Avec L’Actu de l’Or, recevez chaque mardi un résumé clair pour :
- Comprendre les grandes tendances,
- Suivre les marchés et les indicateurs clés,
- Avoir les bonnes infos pour piloter votre épargne.
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Principaux indicateurs américains (valeurs arrêtées au 19/10/2026)
- Taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) : 4 %
- 199 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ↗︎
- Inflation américaine sur 12 mois (PCE) : 3,7 % ↗︎
- Confiance des consommateurs US (indice Michigan) : 46.3
- Valeur du Dow Jones : 51997 ↗︎
- Valeur du S&P 500 : 7711 ↘︎
Principaux indicateurs européens (valeurs arrêtées au 19/10/2026)
- Taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) : 2.65 %
- Taux d’inflation moyen pour la zone euro : 3,8 %
- Taux de chômage pour la zone euro : 6,4 %
- Confiance des consommateurs et des entreprises zone euro : -16.5
- Valeur Euro Stoxx 50 : 6135 ↘︎
- EUR/USD : 1,12 ↗︎
Les Bourses cherchent leur équilibre
Du 13 au 19 octobre, les marchés actions ont alterné inquiétudes et rebonds sectoriels. La faiblesse des valeurs technologiques en milieu de semaine a favorisé un retour vers les obligations d’État, puis une détente des rendements. En Europe, les préoccupations politiques et budgétaires ont ajouté de la nervosité. Ce climat a temporairement aidé l’or : cette fois, la recherche de protection s’est accompagnée d’une baisse du coût d’opportunité de sa détention.
Évolution du cours de l’or
Une résistance encore hors d’atteinte
Les graphiques dessinent un rebond, pas encore un retournement. Après avoir approché 3 755 euros et 4 207 dollars, l’once a reculé vers 3 667 euros et 4 081 dollars les 14-15 octobre, avant de récupérer une partie du terrain perdu. Les zones de 3 750 euros et 4 200 dollars restent donc des résistances proches ; les creux récents constituent des repères de soutien, sans garantie qu’ils tiendront. La succession de sommets moins élevés entretient une lecture baissière à l’échelle mensuelle. La preuve, malgré l’élan de la semaine passée qui avait l’air de vouloir se prolonger lundi 19, l’or est revenu autour de 4 150 dollars et 3 698 euros, soit −0,5% et −0,9% sur une semaine.
Le choc inflationniste du 14 octobre
L’événement décisif de la première moitié de semaine a été l’inflation américaine. L’IPC (indice des prix à la consommation) a augmenté de 0,6% en septembre et de 3,7% sur un an, au-dessus des attentes. L’inflation sous-jacente a également surpris défavorablement. Les investisseurs ont immédiatement réévalué le risque d’un nouveau durcissement monétaire : le dollar et les rendements américains ont progressé, tandis que l’or reculait sous 4 100 dollars. La hausse des prix n’a donc pas déclenché des achats de protection suffisants pour compenser l’effet des taux.
Warsh change le calendrier
La reprise des 15 et 16 octobre s’explique aussi par un message important de Kevin Warsh. À Bangkok, le président de la Fed a indiqué qu’il ne voterait pas pour une nouvelle hausse lors de la réunion d’octobre, tout en refusant de préjuger des décisions suivantes. Les paris sur un relèvement immédiat sont retombés sous une chance sur sept. Le dollar a alors perdu 1,2% sur son indice DXY depuis son sommet de mercredi, donnant de l’air aux métaux précieux. Un report du resserrement n’équivaut toutefois pas à son abandon.
Les obligations réhabilitent temporairement l’or
Le repli des marchés actions a parallèlement favorisé les emprunts d’État. Sur la semaine, le rendement américain à dix ans a baissé de près de 0,2 point depuis les 5,26% atteints le week-end précédent. Cette détente a contribué au redressement de l’or vers 4 185 dollars vendredi. Mais comme on l’a vu plus haut, le métal précieux n’a pas entièrement récupéré ses pertes.
Le pétrole entretient l’ambivalence
Les affrontements au Moyen-Orient et les risques pesant sur les exportations ont maintenu le brut au-dessus de 100 dollars. Pour l’or, le mécanisme reste contradictoire : l’incertitude géopolitique encourage la protection, mais une énergie chère nourrit l’inflation et les anticipations de taux élevés. Toutefois, même s’il est très discutable, l’accord annoncé entre Washington et Moscou sur le diesel a introduit une perspective d’approvisionnement supplémentaire, sans effacer les risques militaires ni les oppositions politiques. En fait, cela fait maintenant plusieurs mois que instabilité autour du pétrole et de ses conséquences inflationnistes entretiennent une certaine ambiguïté, là où , auparavant, on avait coutume de considérer les difficultés géopolitiques comme autant d’occasions de voir grimper le cours de l’or.
La demande physique amortit sans inverser
Un soutien concret est apparu en Inde : les prix locaux sont repassés en prime par rapport au marché international, pour la première fois depuis plus de trois mois, la correction stimulant les achats de bijoux. En Chine, l’intérêt restait plus modéré. Par ailleurs, on note des achats officiels bruts préliminaires de 63 tonnes en septembre et une poursuite de la croissance des ETF. Positif mais toujours insuffisant pour inverser une tendance baissière qui s’éternise : l’or enregistre en effet actuellement la plus longue série de baisses consécutives depuis 1996 !
COMEX : activité concentrée mercredi
Les échanges sont passés de 14,24 millions d’onces mardi 13 à 21,09 millions mercredi 14, avant de revenir à 17,56 puis 15,54 millions jeudi et vendredi. Le pic coïncide avec la publication de l’IPC. Contrairement à l’impression initiale, chacun de ces quatre jours dépasse légèrement son équivalent de la semaine précédente. Les volumes seuls ne permettent toutefois pas de distinguer nouvelles ventes, liquidations et rachats : ils confirment surtout la concentration des ajustements autour du choc inflationniste.
En bref…
L’or a surmonté une partie du choc inflationniste du 14 octobre, aidé par la détente des rendements et le recul des anticipations de hausse immédiate des taux. Ce rebond reste néanmoins insuffisant pour inverser la tendance : l’once termine la période autour de 3 698 euros, en baisse de 0,9% sur une semaine. Entre énergie chère et Fed toujours vigilante, les acheteurs restent sur la défensive.
Bibliographie
- Cours de l’or par Veracash (https://www.veracash.com/fr/cours-or)
- World Gold Council (https://www.gold.org)
- Reuters (https://www.reuters.com/markets/)
- CME Group (https://www.cmegroup.com/)
Multi-entrepreneur, auteur et consultant depuis plus de vingt-cinq ans dans le domaine de la communication stratégique, il a plusieurs fois travaillé pour le compte d'entreprises financières dont il décrypte aujourd'hui les coulisses et les mécanismes économiques de base à l'intention du plus grand nombre.



