À retenir
- L’or reste proche d’un sommet de plus de deux mois.
- Le CPI américain réduit la probabilité d’une hausse de taux Fed en septembre.
- Le risque géopolitique reste un soutien structurel à l’or.
Or et métaux précieux
L’or spot évolue autour de 4 384 $ l’once, soit environ 3 800 €. Le métal recule de 0,5 % après avoir atteint un sommet de plus de deux mois, mais affiche encore plus de 8 % de hausse en août. Le moteur immédiat reste américain. Au CPI de juillet qui n’a progressé que de 0,1 % sur le mois, s’ajoute l’inflation annuelle revenue à 3,4 %, ce qui a réduit les anticipations de resserrement monétaire de la Fed.
Le marché attend maintenant le PPI américain de juillet, qui est le prochain caillou dans la chaussure de la Fed. En parallèle, l’or conserve son soutien structurel provenant des banques centrales.
Techniquement, le marché reste en phase de consolidation haussière après le pic vers 4 440 $. La zone 4 360-4 380 $ constitue le premier support à surveiller ; au-dessus de 4 400-4 440 $, la dynamique pourrait redevenir franchement positive. Ces niveaux techniques sont des indications de marché, et ne prédisent pas l’évolution réelle du cours de l’or.
Cours de l’argent à 65,50 $ l’once, soit environ 59 €.
Le cours de l’argent bénéficie du même reflux des anticipations de taux, tout en restant plus sensible aux perspectives industrielles.
Cours du platine à environ 1732 $ l’once, soit environ 1517 €.
Le platine baisse légèrement ce matin, sans marquer de réelle cassure dans la tendance repartie à la hausse.
Cours du palladium à environ 1 338 $ l’once, soit environ 1184 €.
Comme pour le platine, pas de grand changement pour le palladium aujourd’hui.
Géopolitique et économie
Les tensions entre Washington et Téhéran persistent sans accord durable
Le Brent reste proche de 88 $, maintenant une menace inflationniste pour l’Europe. Pour la zone euro, c’est le mauvais cocktail : énergie chère, croissance fragile et marge de manœuvre monétaire réduite.
Facture salée
Au-delà du désastre pour les territoires, les vagues de chaleur et la sécheresse pourraient coûter 10 à 15 milliards d’euros à la France, selon une estimation du gouvernement fondée sur des données de l’Insee. Agriculture, infrastructures, énergie et assurance sont directement touchées. En parallèle de ce nouveau défi, l’Europe doit investir massivement pour réduire une autre vulnérabilité : sa dépendance énergétique. Production électrique, nucléaire, renouvelables et réseaux pourraient ainsi nécessiter plusieurs milliers de milliards d’euros d’investissements. Le changement climatique et la sécurité énergétique sont désormais deux faces d’une même pièce…
La guerre des métaux dépend aussi des ressources en eau
Les États-Unis veulent réduire leur dépendance à la Chine en sécurisant leur approvisionnement en minerais critiques, mais cette stratégie se heurte à un obstacle très concret : l’eau, devenue un enjeu majeur pour plusieurs projets occidentaux de lithium. En parallèle, Washington cherche aussi à rapatrier le recyclage des minerais en bloquant, l’exportation de déchets de tungstène et de « black mass » issus des batteries. La guerre des métaux se joue donc désormais autant dans les mines que dans les ressources en eau et les capacités de recyclage.
À surveiller
→ Le PPI américain aujourd’hui : un chiffre élevé pourrait faire remonter les anticipations de taux et peser sur l’or.
→ Ormuz et le pétrole : encore et toujours. Les marchés commencent à se lasser face à un conflit qui semble sans issue.
→ 4 400-4 440 $ sur l’or : le franchissement durable de cette zone serait le prochain signal technique important ; sous 4 360 $, la consolidation pourrait s’approfondir.
Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.
