À retenir 

  • Or stable autour de 4 035-4 040 $ (3 550 €), marché en apnée avant la décision de la  Fed.
  • Le Kospi coréen s’est effondré de 10,84 % mardi, sa pire séance depuis la guerre en Iran de février. Les semi-conducteurs paient l’addition.
  • Le pétrole repart à la hausse (Brent +4,2 %) après de nouvelles frappes Iran-USA-Arabie saoudite, cassant net la trêve pétrolière qui soulageait la facture énergétique. 

Or et métaux précieux 

L’or oscille entre 4 035 et 4 043 dollars l’once, soit environ 3 550 euros.
Techniquement, le métal reste sous toutes ses moyennes mobiles majeures (21, 50, 100 et 200 jours), signe d’un biais baissier de court terme : la résistance immédiate se loge vers 4 070 $ (MM21), la suivante vers 4 200 $ (MM50), tandis que le support statistique se tient entre 4 002 et 3 998 $, avec un palier plus bas à 3 935 $ en cas d’accélération. 

Le marché retient surtout son souffle : la fourchette du jour est bornée à 4 008-4 157 $ dans l’attente de la décision de la Fed ce soir heure de Paris. 

Sur le fond, rien ne change : les banques centrales continuent d’acheter, pendant que les ETF occidentaux, eux, continuent de dégonfler leurs positions, marquant un vrai grand écart entre l’Est qui accumule et l’Ouest qui prend ses bénéfices.
L’or reste malgré tout 28 % sous son pic du 29 janvier 2026.

Analyse technique des cours de l’argent, du platine et du palladium 

 

Le cours de l’argent autour de 58 $ l’once (environ 51 euros)
L’argent recule à 58 $ l’once (50,75 €), en repli de 1,5 à 2 % mardi, plombé comme l’or par un dollar plus robuste avant la décision de la Fed. 

Le cours du platine à 1 609 $ l’once (1 416 euros)
Le platine cède 0,9 % à 1 609 $ (1 416 €), toujours porté sur le fond par les craintes inflationnistes liées aux tarifs douaniers américains. 

Le cours du palladium à 1 250 $ l’once (1 116 euros)
Le palladium recule à 1 250 $ (1 116 €), copie conforme du mouvement général du complexe des métaux précieux. 

Géopolitique et économie 

Fed : statu quo attendu, mais surprise possible
Le FOMC tranche sur les taux directeurs aujourd’hui, la conférence de presse de Warsh à est prévue à 14h30, heure de Washington. Le consensus des économistes table sur un statu quo à 3,50-3,75 % (5e réunion sans changement), mais les traders n’accordaient mardi que 68,5 % de probabilité à ce scénario contre 31,5 % pour une hausse surprise. Warsh dit n’avoir « aucune tolérance » pour une inflation élevée. 

France/zone euro : Livret A confirmé, BCE stable
La BCE a maintenu son taux de dépôt à 2,25 % le 23 juillet et le Livret A grimpera bien à 1,70 % au 1er août, comme le LDDS (JournalDuNet, Auguste Patrimoine, juillet 2026).

Ormuz : le pétrole repart à la hausse
Les États-Unis disent avoir intercepté des missiles iraniens et frappé en Irak avec l’Arabie saoudite ; l’Iran affirme avoir stoppé trois pétroliers dans le détroit, selon une information relayée par Les Echos ce matin. Le Brent a bondi de plus de 4 % dopé par un stock américain en baisse plus forte qu’attendu et des rumeurs de pause de l’OPEP+.

Ukraine : Zelensky-Trump, ton apaisé entre les deux chefs d’État
Zelensky a été reçu mardi à la Maison-Blanche dans une ambiance détendue, évoquant la production sous licence d’intercepteurs Patriot et une relance de la diplomatie. Le contraste est flagrant avec la dernière rencontre entre les deux chefs d’État en 2025. 

Chine/Inde : croissance en berne, pétrole russe en record
La croissance chinoise a déçu au T2 à 4,3 % (plus bas depuis fin 2022), plombée par l’immobilier, malgré des exportations +27 % en juin. L’Inde bat un record d’achats de pétrole russe (+34 % en juin), s’exposant à des surtaxes américaines jusqu’à 100 % votées au Sénat. 

Surprises et signaux faibles

Aux États-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont tombées à 187 000 pour la semaine du 18 juillet, un plus bas depuis… 1969. Un marché du travail étonnamment solide complique la prise de décision de la Fed, coincée entre inflation et emploi qui résiste. 

Le PMI composite flash a rebondi à 51,9 en juillet contre 50,0 en juin, son meilleur niveau en quatre mois et bien au-dessus du consensus à 50,3, porté par le rebond des services et la plus forte hausse de la production manufacturière depuis mars 2022. C’est un signal positif qui tranche avec le narratif dominant sur une Europe en panne, même si les incertitudes économiques et géopolitiques demeurent plus que jamais présentes. 

À surveiller 

→ La décision de la Fed et le ton de Kevin Warsh en conférence de presse : un statu quo est attendu mais une probabilité de hausse jugée anormalement élevée (31,5 %) pourrait avoir des conséquences sur les marchés, dont celui de l’or. 

→ La confirmation officielle du chiffre EIA des stocks pétroliers américains ce mercredi : un nouveau repli confirmé entretiendrait la remontée du Brent et, par ricochet, l’inflation importée en zone euro, et ayant donc des conséquences sur le métal jaune. 


Anaïs Bourdon

Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.