Le cours de l’or bouge chaque semaine au rythme de l’économie mondiale. Avec L’Actu de l’Or, recevez chaque mardi un résumé clair pour :

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  • Avoir les bonnes infos pour piloter votre épargne.

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Principaux indicateurs américains (valeurs arrêtées au 03/08/2026)

  • Taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) : 3,75 %
  • 197 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ↗︎
  • Inflation américaine sur 12 mois (PCE) : 3,5 %
  • Confiance des consommateurs US (indice Michigan) : 55.2 ↗︎
  • Valeur du Dow Jones : 53175 ↗︎
  • Valeur du S&P 500 : 7555 ↗︎

Principaux indicateurs européens (valeurs arrêtées au 03/08/2026)

  • Taux directeur de la Banque centrale européenne (BCE) : 2.40 %
  • Taux d’inflation moyen pour la zone euro : 2,9 % ↗︎
  • Taux de chômage pour la zone euro : 6,2 %
  • Confiance des consommateurs et des entreprises zone euro : -15.9
  • Valeur Euro Stoxx 50 : 6434 ↗︎
  • EUR/USD : 1,15 ↗︎ 

 

Bourses en forme !

La semaine du 28 juillet au 3 août a été plus clémente pour les marchés actions que la précédente. À Wall Street, le S&P 500 a retrouvé un peu de vigueur, porté par des résultats d’entreprises solides et par le reflux du pétrole en fin de période, tandis que le Dow Jones est resté globalement stable, oscillant sans mouvement brutal autour de ses niveaux récents. En Europe, l’Euro Stoxx 50 a nettement progressé, profitant à la fois de la baisse des prix de l’énergie et d’indicateurs économiques meilleurs qu’attendu dans la zone euro. Cette tonalité boursière plus constructive a réduit la peur d’un choc financier majeur, mais n’a pas suffi à transformer l’or en véritable valeur refuge incontournable.


Évolution du cours de l’or

L’once d’or vacille

Pour le cours de l’or justement, l’enjeu a été surtout technique : après avoir commencé la semaine près de 3 596 euros l’once, le marché a cassé plusieurs appuis avant de finir au bord des 3 500 euros vendredi, puis de rebondir au-dessus de 3 520 euros lundi 3 août. Mais ce sursaut n’a pas encore invalidé la tendance de fond, qui est redevenue baissière (après nous avoir fait croire à une inversion positive la semaine dernière…).

cours de l'or hebdo arrêtés au 3 août 2026

Rebond après la Fed

Le premier moteur de la semaine a été la réaction au ton ferme de la Réserve fédérale. Jeudi 30 juillet, l’or a résisté malgré le maintien des taux inchangés, car la Fed a gardé une posture dite hawkish alors même que les marchés réévaluaient la probabilité d’un nouveau resserrement à l’automne. Les achats de rattrapage ont aidé des métaux « trop vendus », mais la hausse des rendements longs américains, au plus haut depuis 19 ans, a continué de peser lourdement sur l’attrait de l’once.

Pétrole en yo-yo

Le pétrole est resté le deuxième grand déterminant. Entre le 28 juillet et le 3 août, le brut a joué au yoyo autour de 80 à 90 dollars, au rythme des annonces sur l’Iran, d’une trêve temporaire puis de signaux de désescalade. Le 3 août, son repli vers 79 dollars a aidé l’or en relâchant la pression sur les anticipations d’inflation et de taux, ce qui explique le sursaut de l’once en début de semaine. À l’inverse, quand le brut se redressait, l’or subissait aussitôt un frein.

Inflation et emploi

Les chiffres américains ont joué un rôle plus ambigu. D’un côté, le marché a apprécié une inflation plus contenue, notamment via le PCE, qui a alimenté l’idée que la Fed pourrait éviter d’aller plus loin trop vite. De l’autre, les opérateurs sont restés focalisés sur le rapport mensuel sur l’emploi attendu en fin de semaine, ce qui a entretenu une forte prudence sur les taux. Le scénario dominant est donc resté celui d’une économie qui ralentit sans que l’inflation ne disparaisse vraiment, un mélange qui maintient l’or sous pression mais lui laisse des fenêtres de rebond.

Euro plus fort

En euros, l’or a mieux résisté grâce au retour de l’euro au-dessus de 1,15 dollar. Ce mouvement a été porté par l’amélioration de l’appétit pour le risque, la baisse du pétrole et des indicateurs de zone euro meilleurs que prévu, avec une croissance de 0,4% au deuxième trimestre et une inflation annuelle remontée à 2,9% en juillet. Cela a un double effet : d’un côté, un euro fort amortit la baisse de l’or en monnaie unique ; de l’autre, il reflète un contexte européen un peu moins anxiogène, qui limite les achats défensifs purs.

Moyen-Orient décisif

La vraie rupture de comportement vient de la manière dont le marché a interprété les tensions entre les États-Unis et l’Iran. Tant que les craintes d’escalade dominaient, l’or montait avec le pétrole. Mais dès que Donald Trump a suspendu une frappe et rouvert la porte à des négociations, le marché a commencé à voir dans la désescalade un facteur de baisse du brut et donc un soutien indirect à l’or. Le métal précieux est ainsi revenu à une logique plus classique : il monte quand la peur recule sur le pétrole et sur les taux, pas seulement quand le risque géopolitique s’intensifie.

Asie et demande physique

La Chine et l’Inde n’ont pas créé à elles seules le mouvement, mais elles ont contribué à le stabiliser. Dans un marché encore nerveux, la demande physique asiatique offre un plancher, surtout quand le recul du dollar rend l’or plus accessible localement. En revanche, ni Pékin ni Mumbai n’ont envoyé de signal assez puissant pour inverser à eux seuls la tendance hebdomadaire, qui reste dominée par la macro américaine et le marché de l’énergie.

COMEX en surchauffe

Enfin, le COMEX a confirmé le regain d’intérêt pour le métal avec des volumes qui ont explosé entre le 28 et le 29 juillet, au-delà de 30 millions d’onces échangées, un niveau plus vu depuis mars, quand l’once touchait encore ses sommets. Cette montée en puissance des échanges indique une semaine de repositionnement massif, où les intervenants ont à la fois couvert leurs risques, racheté des positions vendeuses et arbitré entre dollar, pétrole et taux. Autrement dit, le marché des futures a amplifié les à-coups du spot, tout en montrant que l’or reste extrêmement sensible au moindre changement de narration.

Volumes négociés - COMEX

En bref…

Au final, parce qu’il faut bien trouver un aspect positif à cette semaine, l’or a cessé de chuter en ligne droite. Mais il n’a pas encore retrouvé une vraie tendance haussière. Entre Fed ferme, pétrole volatil, euro plus fort et tension géopolitique en voie d’apaisement, la semaine a surtout dessiné une phase de respiration technique dans un marché encore fragile.

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Bibliographie


Bruno GONZALVEZ

Multi-entrepreneur, auteur et consultant depuis plus de vingt-cinq ans dans le domaine de la communication stratégique, il a plusieurs fois travaillé pour le compte d'entreprises financières dont il décrypte aujourd'hui les coulisses et les mécanismes économiques de base à l'intention du plus grand nombre.