À retenir 

  • L’or stagne autour de 4 100 dollars, suspendu à la décision de la Fed mercredi.
  • Le pétrole chute de 6 %, la Chine ferme l’or papier pour les particuliers, les banques continuent d’acheter de l’or physique.
  • L’agenda macroéconomique de la semaine : Fed mercredi, PIB France et zone euro jeudi. 

Or et métaux précieux 

L’or coche à 4 090-4 100 $ l’once ce lundi matin (environ 3 590 €/once), en hausse d’environ 1 % après la détente sur le pétrole. Le métal reste dans son canal de consolidation entre le support des 3 960 $ – testé trois fois en un mois – et la résistance des 4 300 $, qui coïncide avec la moyenne mobile à 50 jours. Une cassure sous 3 960 $ ouvrirait la voie vers 3 800, voire 3 600 $ ; une défense réussie viserait 4 300 puis 4 500 $. Le marché reste suspendu à la Fed de mardi et mercredi ; les indicateurs techniques penchent plutôt baissier à court terme, mais la tendance de fond demeure haussière selon plusieurs analystes. L’or fait du sur place, en attendant que la décision de la Fed et les nouveaux éléments du conflit au Moyen-Orient.

Sur le fond, deux forces s’affrontent : les ETF or ont perdu 16 tonnes en mai et ont continué de se dégonfler début juin (-2 % d’AUM à 604 Md$), pendant que les banques centrales achetaient 244 tonnes nettes au premier trimestre, un rythme double de la moyenne des dix dernières années.
La semaine dernière, cinq grandes banques chinoises (ICBC, Postal Savings Bank, Ping An, Guangfa, China Construction Bank) ont fermé depuis le 24 juillet leurs services de trading d’or papier pour les particuliers sur la Bourse de Shanghai, sans toucher à l’or physique, aux ETF ni aux réserves de la PBOC. 

Analyse technique des cours de l’argent, du platine et du palladium 

Le cours de l’argent autour de 59 $ l’once (52-53 euros)
Autour de 59-60 $ l’once (52-53 €), le cours de l’argent métal est en léger rebond après un trou d’air à 58 $ vendredi. 

Le cours du platine à 1 630 $ l’once (1 437 euros)
Le  platine est plutôt stable autour de 1 630 $/once (soit environ 1 437 €), en léger rebond par rapport à la clôture de vendredi dernier. 

Le cours du palladium à 1 262 $ l’once (1 130 euros)
Le palladium est en hausse de plus de 4 % sur le mois de juillet. 

Géopolitique et économie  

Le pétrole s’est effondré de plus de 5-6 % ce lundi
Le Brent est autour de 91 $ et le WTI à 84 $, après trois nuits sans frappe américaine sur l’Iran, les deux pays ayant signalé une pause de leurs attaques. C’est mécaniquement bon signe pour l’inflation importée en zone euro, à court terme.
La BCE a maintenu ses taux le 23 juillet (dépôt à 2,25 %), l’inflation zone euro étant retombée à 2,8 % en juin ; plusieurs économistes anticipent une hausse à la rentrée en septembre.
Côté Fed, la réunion de ces mardi et mercredi va être scrutée : le marché anticipe à environ 65 % le statu quo, mais le nouveau président Kevin Warsh a supprimé toute « forward guidance », ce qui maximise le risque de surprise dans un sens ou l’autre. 

Le FMI, dans sa mise à jour de juillet, maintient la croissance mondiale à 3 % pour 2026 mais relève l’inflation mondiale à 4,7 % (troisième révision à la hausse consécutive) et abaisse la zone euro à seulement 0,4 % de croissance, pénalisée par la facture énergétique et son moindre accès au boom de l’IA.   

Agenda macro économique de la semaine 

Mardi 28 juillet : confiance des consommateurs en France et aux Etats-Unis. 

Mercredi 29 juillet : décision de taux de la Fed. C’est le principal risque de surprise de la semaine pour l’or, le dollar et les taux européens. 

Jeudi 30 juillet : PIB français T2 et PIB flash zone euro T2, qui testeront la prévision de croissance 2026 de la zone euro abaissée à 0,4 % par le FMI, aux côtés de la décision de la Banque d’Angleterre et du PCE américain. 


Anaïs Bourdon

Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.