Le cours de l’or bouge chaque semaine au rythme de l’économie mondiale. Avec L’Actu de l’Or, recevez chaque mardi un résumé clair pour :

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Principaux indicateurs américains (valeurs arrêtées au 01/06/2026)

  • Taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) : 3,75 %
  • 215 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ↗︎
  • Inflation américaine sur 12 mois (PCE) : 3,8 %
  • Confiance des consommateurs US (indice Michigan) : 44.8
  • Valeur du Dow Jones : 50920 ↘︎
  • Valeur du S&P 500 : 7596 ↗︎

Principaux indicateurs européens (valeurs arrêtées au 01/06/2026)

  • Taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) : 2.15 %
  • Taux d’inflation moyen pour la zone euro : 3 %
  • Taux de chômage pour la zone euro : 6,3 % ↗︎
  • Confiance des consommateurs et des entreprises zone euro : -19
  • Valeur Euro Stoxx 50 : 6032 ↘︎
  • EUR/USD : 1,162 ↘︎

La semaine du 26 mai au 1er juin s’est ouverte sur des marchés actions toujours très élevés, même si l’on s’éloigne un peu des records récents. Aux États-Unis, le S&P 500 reste à 7 596 points et le Dow Jones à 50 920, tandis que l’Euro Stoxx 50 évolue autour de 6 032 points. Ce niveau général des marchés traduit un appétit pour le risque encore bien présent, mais aussi une certaine fatigue après la hausse. 


Évolution du cours de l’or

Dans ce contexte, le cours de l’or peine à prendre une direction nette et reste surtout tiré par les soubresauts géopolitiques et les anticipations de taux.

Un départ brutal

L’or a pourtant bien démarré la semaine en repassant au-dessus des 3 900 euros l’once, avant de subir une forte correction dès le 26 mai. Entre le 26 et le 28, il a perdu environ 4% pour tomber à 3 772 euros, son plus bas niveau depuis début janvier 2026. La reprise de fin de semaine, qui l’a ramené à 3 934 euros et 4 568 dollars le vendredi 29, n’a pas suffi à installer un vrai rebond. Dès le 1er juin, le métal jaune a de nouveau fléchi vers 3 830–3 850 euros et 4 450 dollars, montrant que le marché restait fragile.

cours de l'or 26 mai 2026

Analyse technique : support cassé

Sur le plan technique, la semaine donne l’image d’un marché qui a tenté de se stabiliser, puis qui a cassé son support de court terme. La zone des 3 900 euros a d’abord servi de repère, mais le décrochage du 26 au 28 mai a montré que les acheteurs manquaient de force pour défendre durablement ce niveau. La reprise du vendredi n’a été qu’un rebond technique, rapidement effacé. Le retour sous 3 850 euros en début de semaine suivante confirme une structure encore fragile, avec une tendance de fond toujours orientée vers le bas.

Risque d’une nouvelle hausse des taux

Cette semaine, l’annonce que la BCE pourrait relever ses taux dans le courant du mois de juin, et peut-être même une deuxième fois d’ici la fin de l’année, a certainement joué un rôle dans la désaffection des investisseurs à l’égard de l’or, et la chute brutale du cours en milieu de semaine. La faute au pétrole, encore une fois, lequel a certes un peu reculé, mais pas assez pour inverser le scénario d’une inflation persistante. Inflation qui amènerait les banques centrales à maintenir une politique de taux élevés, rendant les actifs monétaires et obligataires plus compétitifs que l’or. C’est ce mécanisme qui explique pourquoi le métal jaune, même s’il résiste, ne parvient pas à s’installer franchement au-dessus de ses seuils clés.

L’Iran reste au centre des préoccupations

Comme les semaines précédentes, l’Iran a continué de peser lourdement sur les arbitrages. Les tensions persistantes au Proche-Orient entretiennent un climat d’incertitude qui soutient normalement l’or, mais cet effet refuge reste sans cesse contrarié par les autres facteurs de marché. En pratique, le métal précieux réagit à une géopolitique qui ne se résout pas, sans parvenir pour autant à transformer cette tension en hausse durable. Le marché semble donc intégrer un risque élevé, mais pas assez brutal pour déclencher une envolée continue.

Un dollar moins porteur

En dollars, l’or a terminé la période à 4 539 dollars l’once, avec une progression purement symbolique sur la semaine, et une faiblesse marquée en toute fin de séquence. Pour l’investisseur européen, le tableau est plus compliqué, car le niveau en euros a été beaucoup plus instable, et les rebonds n’ont pas tenu. Cela montre que le change ne suffit pas à soutenir l’or quand le marché américain reste hésitant. L’écart entre les deux devises traduit surtout une bataille permanente entre refuge géopolitique et pression des taux.

Le COMEX s’emballe

Le COMEX, quant à lui, a connu un véritable pic d’activité au début de la semaine, avec plus de 40 millions d’onces échangées le 26 mai et 30 millions le 27. Après cette poussée, les volumes sont retombés dans une zone plus habituelle, entre 15 et 18 millions d’onces par jour. Cette séquence est intéressante, car elle montre un marché très nerveux, mais aussi capable d’absorber le choc sans rester en surchauffe. En clair, la forte activité du début de période ressemble à une phase de liquidation ou de repositionnement rapide, suivie d’un retour à des échanges plus normaux.

Volumes négociés - COMEX

En bref…

La période qui vient de s’écouler marque une sorte de transition agitée au cours de laquelle le cours de l’or a retrouvé brièvement des niveaux techniques importants, mais qu’il n’a pas su préserver. Les tensions iraniennes, le pétrole encore coûteux et la perspective de taux élevés continuent de soutenir l’idée d’un actif de protection, sans offrir pour autant un moteur haussier suffisant. Le résultat est un marché qui reste fluctuant, avec des secousses fortes et des rebonds qui s’éteignent presque aussi vite qu’ils sont venus.

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Bibliographie


Bruno GONZALVEZ

Multi-entrepreneur, auteur et consultant depuis plus de vingt-cinq ans dans le domaine de la communication stratégique, il a plusieurs fois travaillé pour le compte d'entreprises financières dont il décrypte aujourd'hui les coulisses et les mécanismes économiques de base à l'intention du plus grand nombre.