Le cours de l’or bouge chaque semaine au rythme de l’économie mondiale. Avec L’Actu de l’Or, recevez chaque mardi un résumé clair pour :
- Comprendre les grandes tendances,
- Suivre les marchés et les indicateurs clés,
- Avoir les bonnes infos pour piloter votre épargne.
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Principaux indicateurs américains (valeurs arrêtées au 09/03/2026)
- Taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) : 3,75 %
- 213 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ↗︎
- Inflation américaine sur 12 mois (PCE) : 2,4 %
- Confiance des consommateurs US (indice Michigan) : 56,6
- Valeur du Dow Jones : 47180 ↘︎
- Valeur du S&P 500 : 6719 ↘︎
Principaux indicateurs européens (valeurs arrêtées au 09/03/2026)
- Taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) : 2.15 %
- Taux d’inflation moyen pour la zone euro : 1,9 % ↗︎
- Taux de chômage pour la zone euro : 6,1% ↘︎
- Confiance des consommateurs et des entreprises zone euro : -12,2
- Valeur Euro Stoxx 50 : 5694 ↘︎
- EUR/USD : 1,159 ↘︎
Les principaux marchés actions ont terminé la semaine dans le rouge. Le Dow Jones recule de 3,56 % et le S&P 500 de 2,38 %, tandis qu’en Europe, l’Euro Stoxx 50 baisse de 5,29 %. Cette baisse reflète la nervosité des investisseurs face à l’aggravation des tensions entre Israël, l’Iran et les États-Unis.
Évolution du cours de l’or
Sur la période du 3 au 9 mars, le cours de l’or a surtout “brassé de l’air” autour de 4 400 € l’once (environ 5 300-5 350 $), avec de fortes secousses intrajournalières mais, au final, très peu de mouvement net.
L’Or semble avoir déjà acheté la guerre au Proche-Orient
Dans les faits, le marché sort à peine du choc lié aux frappes US‑Israël sur l’Iran et à la fermeture du détroit d’Ormuz, qui avaient déjà propulsé l’once vers 5 400 $ et fait bondir le pétrole de plus de 10 %. La nouvelle vague de combats et la flambée de l’or noir (près de 30% d’augmentation sur la seule journée du 9 mars) entretiennent donc un climat anxiogène sur les actions. On pourrait alors s’attendre à ce que l’or progresse en contrepartie, mais en réalité il semble que l’essentiel du risque a déjà été intégré par les cours et qu’on se retrouve avec un métal proche de ses plus hauts historiques, dans une zone où beaucoup jugent le prix tendu. Ce qui limite la marge pour un nouveau rallye malgré la dégradation des nouvelles en provenance du Proche-Orient.
Absence de vrai catalyseur
Sur le plan monétaire, rien ne vient non plus relancer la machine. Les anticipations de baisse des taux de la Fed en 2026 restent bien ancrées, mais sans annonce décisive pour l’instant : les marchés obligataires continuent de tabler sur deux décotes de 25 points de base d’ici la fin de l’année, ce qui maintient un biais favorable à l’or… sans pour autant offrir de catalyseur supplémentaire.
Dans ce vide de nouvelles “macro”, on entre dans une logique de trading pur : les investisseurs prennent leurs bénéfices dès que l’once s’approche de 5 350-5 400 $, puis rachètent sur repli autour des supports techniques situés vers 5 100-5 200 $, exactement la zone que plusieurs analyses identifient comme plancher du marché début mars. Un simple va‑et‑vient qui donne l’illusion d’une certaine volatilité, mais qui préserve en réalité une moyenne hebdomadaire quasi inchangée.
L’effet amortisseur de l’Euro/Dollar
Pour l’or en euros, la clef reste le comportement du dollar. Début mars, la devise européenne se maintient dans un couloir compris entre 1,16 et 1,18 $, avec pas mal d’oscillations, mais sans jamais casser ces bornes : l’euro ne s’envole pas, mais le billet vert ne retrouve pas non plus sa superbe d’avant 2025.
Résultat, lorsque l’once en dollars recule de quelques dizaines de dollars, le prix en euros amortit une partie du choc ; à l’inverse, quand l’once remonte en zone 5 300+, un euro un peu mieux orienté limite l’ampleur du mouvement pour un investisseur de la zone euro. Au bout du compte, on reste coincé autour de 4 400 € : assez haut pour confirmer la tendance de fond, mais pas assez pour envisager de nouveaux records.
Asie et ETF : un plancher solide, mais plus d’élan
Les marchés asiatiques, eux, fournissent surtout un plancher plutôt qu’un moteur. Les données de fin janvier montraient déjà que l’Inde et la Chine supportaient bien les prix élevés, avec des primes localement en hausse sur fond d’inquiétudes fiscales et de Nouvel An lunaire. Début mars, la situation se normalise : les primes se tassent un peu, signe que les acheteurs de détail temporisent après la flambée de fin février, mais elles restent positives, ce qui signifie que la demande physique continue d’absorber une partie de l’offre sans toutefois pousser les cours vers un nouveau sommet.
Quant aux ETF or, ils restent bien garnis après les énormes entrées de janvier ; aucun mouvement massif de décollecte n’est signalé, ce qui confirme qu’à moyen terme les investisseurs institutionnels conservent leurs positions, même s’ils en profitent pour “tourner” un peu leurs expositions à court terme.
Une pause à très haut niveau
En somme, la période du 3 au 9 mars illustre un marché arrivé à un palier : la guerre en Iran, le pétrole cher, les attentes de baisse de taux et la demande asiatique maintiennent l’once à des niveaux historiquement élevés, mais l’absence de nouvelle rupture, qu’elle vienne de la Fed, du change ou d’un emballement supplémentaire au Moyen‑Orient, empêche un nouveau décollage. D’où cette impression de “stagnation agitée” que montrent les cours hebdomadaires : l’or bouge beaucoup au jour le jour, parce que les traders spéculent sur des pouillèmes, mais pour un épargnant qui regarde la semaine dans son ensemble, le message est celui d’une tendance haussière intacte qui marque juste une pause autour de 4 400 € l’once.
Bibliographie
- Cours de l’or par Veracash (https://www.veracash.com/fr/cours-or)
- World Gold Council (https://www.gold.org)
- Reuters (https://www.reuters.com/markets/)
- CME Group (https://www.cmegroup.com/)
Multi-entrepreneur, auteur et consultant depuis plus de vingt-cinq ans dans le domaine de la communication stratégique, il a plusieurs fois travaillé pour le compte d'entreprises financières dont il décrypte aujourd'hui les coulisses et les mécanismes économiques de base à l'intention du plus grand nombre.



