À retenir

  • 4 360 $ : l’or reste proche de ses niveaux de vendredi malgré la pression des taux.
  • 101,71 $ : le Brent recule avec les espoirs diplomatiques au Moyen-Orient.
  • Jeudi : Donald Trump et Xi Jinping se retrouvent à Washington.

Or et métaux précieux 

L’or évolue autour de 4 360 dollars l’once lundi matin

Le métal jaune démarre la semaine quasiment là où il avait terminé la précédente: vendredi, il évoluait autour de 4 370 dollars. 

Le principal changement vient du pétrole. Après plusieurs séances de tension, le Brent recule de plus de 2 %, à 101,71 dollars, alors que les marchés espèrent une reprise du dialogue autour de l’Iran pendant l’Assemblée générale de l’ONU. La circulation dans le détroit d’Ormuz reste néanmoins extrêmement perturbée. Seulement 12 navires transportant des matières premières l’ont franchi durant le week-end, contre environ 125 quotidiennement avant le conflit. 

Pour l’or, le répit pétrolier réduit un peu la pression inflationniste, mais les rendements obligataires américains restent élevés après la hausse des taux décidée par la Fed mercredi. Techniquement, la zone des 4 350-4 360 dollars constitue le premier niveau à observer, avec un plus bas intraday à 4 358 dollars. À la hausse, le cours a buté cette nuit autour de 4 384 dollars.  

En toile de fond, les achats institutionnels restent importants. 

Argent, platine et palladium

L’argent évolue autour de 66,29 dollars, soit environ 57,90 euros l’once 

Il reste quasiment stable par rapport à vendredi et oscille ce matin entre 65,95 et 67,17 dollars. 

Le platine cote autour de 1 795 dollars, soit environ 1 576 euros l’once 

Il évolue dans une fourchette étroite, comprise entre 1 791 et 1 816 dollars.

Le palladium se situe autour de 1 291 dollars, soit environ 1 146 euros l’once 

Il reste lui aussi relativement stable en ce lundi matin après les mouvements plus importants observés la semaine dernière. 

Géopolitique et économie

Le pétrole baisse dans l’espoir d’un accord diplomatique 

Après les attaques revendiquées par les Houthis contre Riyad et des installations d’Aramco à Yanbu, le week-end aurait pu provoquer une nouvelle flambée du brut. C’est finalement l’inverse ce lundi matin, car le marché mise sur une possible séquence diplomatique à New York. Donald Trump s’est dit ouvert à une rencontre avec le président iranien Massoud Pezeshkian. 

Les flux pétroliers restent néanmoins fragiles. L’Arabie saoudite a relevé ses exportations passant par Ormuz à plus de 4 millions de barils par jour en septembre, contre un point bas de 2,4 millions en août, notamment pour compenser les difficultés sur la route de Yanbu.

Trump-Xi : le gros rendez-vous de la semaine

Jeudi, Xi Jinping doit rencontrer Donald Trump à Washington. Commerce, droits de douane, intelligence artificielle, minerais critiques, Taïwan et guerre avec l’Iran devraient être au menu. Les discussions préparatoires entre Scott Bessent et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng ont déjà commencé. On remaquera ce petit signal intéressant avant la rencontre : le yuan a atteint lundi son plus haut niveau depuis plus de trois ans et demi face au dollar, autour de 6,70 yuans pour un dollar. 

Hong Kong muscle son infrastructure autour de l’or

Si vous nous lisez régulièrement, vous savez que c’est un signal que l’on suit de près :  Hong Kong accélère la construction de son écosystème autour de l’or physique. La ville teste depuis juillet un nouveau système de compensation et de règlement de l’or, auquel participent déjà 11 banques, avant un lancement prévu au premier trimestre 2027. Les importations d’or auraient atteint 107 tonnes en juillet, contre 72,16 tonnes en février, tandis que l’Exchange Fund de Hong Kong doit augmenter son exposition au métal jaune. En parallèle, les autorités veulent développer les règlements en renminbis et réduire la fiscalité applicable à certains négociants en matières premières physiques. Pris ensemble, ces éléments montrent une volonté de renforcer simultanément la place de Hong Kong dans le commerce physique de l’or et l’usage international du yuan

Les vaches du Limousin ont-elles de l’or sous les sabots?  

Un article publié ce week-end dans le Tribunal du web remet en lumière les ressources aurifères françaises et les projets de prospection en Haute-Vienne. La prospection ne signifie toutefois pas qu’une mine ouvrira : coûts, teneurs des gisements, procédures et impacts environnementaux restent des obstacles importants.
Chez Veracash et plus largement dans le groupe AuCOFFRE, nous défendons une autre approche : privilégier le recyclage et la réutilisation de l’or déjà extrait plutôt que l’extraction de métal nouveau. Il y a de la matière, avec environ 222 600 tonnes d’or ont déjà été extraites dans l’histoire et, le métal étant pratiquement indestructible, l’immense majorité existe encore sous une forme ou une autre. Le recyclage représentait encore 326 tonnes d’approvisionnement mondial au deuxième trimestre, selon le World Gold Council. 

À surveiller

→ La diplomatie autour de l’Iran 

Avec un Brent revenu autour de 102 dollars mais des flux toujours perturbés dans Ormuz et en mer Rouge, une avancée (ou un échec) des discussions onusiennes de New York peut rapidement changer l’ambiance sur les marchés de l’énergie et des métaux précieux.

→ Le sommet Trump-Xi jeudi 

La trêve commerciale entre les deux premières économies mondiales reste fragile. Pour les marchés, les annonces concernant les droits de douane, les terres rares et les restrictions technologiques seront particulièrement suivies.

→ Et bien sûr, la tendance du cours de l’or en réaction à tous ces éléments… 


Anaïs Bourdon

Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.