En ce début d’année 2026, une tendance sur les réseaux sociaux consiste à se replonger avec nostalgie dans les souvenirs d’il y a 10 ans, en 2016. Chez Veracash, nous avons choisi de remonter encore plus loin : il y a 50 ans ! Et ce n’est pas par hasard. En janvier 1976, les accords de Kingston étaient signés, actant définitivement la fin de Bretton Woods et du rôle de l’or dans le système monétaire mondial. Mais malgré cette mise à la marge, le métal jaune n’a jamais disparu. Plutôt qu’une monnaie officielle, l’or s’impose aujourd’hui comme une réserve de valeur et une réponse au manque de confiance dans la finance traditionnelle.

L’essentiel

  • Le 8 janvier 1976, les accords de la Jamaïque entérinent la fin du système de Bretton Woods et de l’étalon-or.
  • Le dollar devient une monnaie fiduciaire pure. C’est le début d’une inflation structurelle et d’un système qui repose sur une confiance fragile, sans l’or comme point d’ancrage.
  • 50 ans plus tard, cette confiance a largement eu le temps de s’éroder. En 2026, les investisseurs reviennent à des actifs tangibles décorrélés du système bancaire, tels que l’or.
  • Veracash propose un compte et une carte de paiement adossés aux métaux précieux : une solution innovante pour renouer avec l’or comme réserve de valeur.

1976, le début de l’inflation structurelle et la perte d’une valeur stable

Le 8 janvier 1976 : la fin « juridique » de Bretton Woods

Pour comprendre ce qu’il s’est passé en janvier 1976, il faut remonter quelques années plus tôt. Le 15 août 1971, le président américain Richard Nixon annonce plusieurs mesures, dont la suspension de la convertibilité du dollar en or. Un principe qui était le pilier du système de Bretton Woods depuis sa mise en place en 1944. Après cette annonce, Bretton Woods existe encore sur le papier mais il ne fonctionne plus en pratique. C’est la signature des accords de Kingston (Jamaïque) le 8 janvier 1976 qui y met un terme juridique définitif. Les taux de change fixes sont abandonnés et les changes flottants deviennent la norme.

L’apparition d’une inflation structurelle

Janvier 1976 marque un point de bascule et un changement définitif de régime monétaire. Avec les accords de Kingston, le dollar devient une monnaie fiduciaire pure. Cela crée une forme d’asymétrie : le dollar est à la fois la monnaie des États-Unis et la monnaie de règlement dans le monde. Les USA doivent être constamment en déficit pour que les autres agents économiques puissent détenir des dollars. On parle aussi du dilemme ou paradoxe de Triffin ; une situation favorable à l’apparition d’une inflation structurelle. Du côté de l’Europe, ce n’est guère mieux. Le principe des changes flottants entraîne une crise monétaire et la dévaluation des monnaies de la France, de l’Espagne, de l’Italie et de l’Angleterre. En somme, le nouveau système monétaire mondial doit reposer sur la confiance, mais celle-ci parait déjà fragile.

À lire aussi : Bretton-Woods : la fin des accords a-t-elle provoqué le règne de la « fausse monnaie » ?

La démonétisation officielle de l’or

L’autre conséquence de la fin de Bretton Woods est la démonétisation officielle de l’or. Dès 1971 – et plus officiellement dès 1976 – l’or n’est plus le point d’ancrage du système monétaire et son prix officiel est supprimé. Concrètement, l’or ne sert plus à définir la valeur des monnaies. Le FMI (Fonds Monétaire International) arrête aussi de baser son fonctionnement sur le métal jaune. Pourtant, l’or conserve sa valeur et les banques centrales ne décident pas de le vendre pour autant. Au contraire, elles continuent à en acheter 50 ans plus tard.

De 1976 à 2026, la montée des actifs tangibles

50 ans après les accords de Kingston, la monnaie fiduciaire reste centrale mais elle n’est pas suffisante. Les acteurs économiques cherchent à se tourner vers des valeurs tangibles… comme l’or.

L’or comme réponse à un besoin de confiance

Si l’or est devenu un actif hors système monétaire à partir de 1976, il n’a jamais disparu. Au contraire, il a changé de rôle. En 50 ans, l’or est devenu en quelque sorte la « monnaie de tout le monde », plutôt qu’une monnaie seulement américaine qu’il était possible de manipuler. Au fil des crises, le métal jaune a consolidé son statut de réserve de valeur et de réponse au manque de confiance dans les institutions financières. Il suffit d’observer l’évolution du cours de l’or, qui suit une tendance à la hausse en période d’instabilité, tout particulièrement depuis la crise des subprimes de 2008. L’année 2025 et le début de 2026 sont aussi là pour le prouver. Dans un contexte international plus incertain que jamais, et alors que le dollar est fragilisé, l’once d’or pointe à 4 155 euros et 4 874 dollars en janvier 2026.

À lire pour mieux comprendre : la rétrospective du cours de l’or 2025.

Les cryptoactifs, un autre moyen pour rester en dehors du système bancaire

Depuis la naissance du Bitcoin en 2009, plusieurs générations de cryptoactifs ont vu le jour et le marché a largement progressé, séduisant surtout les jeunes épargnants. Malgré la volatilité très marquée des cryptos et un niveau de risque élevé, le public cherche – et trouve – un moyen de placer ses économies en dehors des banques. Là encore, la raison est simple : les crises ont remis en question la confiance dans la finance traditionnelle. La transformation numérique et l’essor des usages dématérialisés y sont aussi pour beaucoup.

Veracash, une solution innovante pour renouer avec les actifs réels

La modernité et la fiabilité dans une application : c’est le principe de Veracash, qui propose un compte et une carte de paiement adossés aux métaux précieux. Ainsi, Veracash permet à la fois d’épargner et de payer avec de l’or, le tout en dehors des systèmes bancaires.

Décider d’acheter de l’or en 2026, ce n’est pas de la nostalgie post Bretton Woods, mais une solution alternative aux monnaies fiduciaires toujours plus fragilisées.

En savoir plus : Veracash, comment ça marche ?

Questions et réponses sur la fin de Bretton Woods

Que sont les accords de la Jamaïque signés en 1976 ?

Les accords de Kingston, ou accords de la Jamaïque, du 8 janvier 1976 marquent officiellement la fin du système de Bretton Woods (annoncée par Richard Nixon en 1971). À compter de cette date, l’or n’a plus de rôle légal à l’international et le régime des taux de change flottants entre en vigueur.

Pourquoi la fin de l’étalon-or ?

La fin de l’étalon-or résulte d’une décision politique prise par Richard Nixon. À l’époque, le président américain souhaite la fin de la convertibilité du dollar en or pour faire face à l’inflation et au déficit commercial aux États-Unis. Finalement, la fin de l’étalon-or modifie profondément le système monétaire international et l’or conserve un rôle significatif dans nos économies : celui de réserve de valeur.


Sophie Garrigues

Rédactrice Web depuis 2012 et contributrice au blog Veracash. Spécialiste en métaux précieux, moyens de paiement et gestion de budget. J’aime transmettre, décrypter, et dépenser ma pédagogie sans compter !