À retenir
- 4 165 $ : l’or recule légèrement avant la publication très attendue de l’inflation américaine.
- 3,6 % : l’inflation américaine pourrait accélérer en septembre, sous l’effet de la hausse des carburants.
- 23 % : les marchés évaluent cette probabilité de hausse des taux de la Fed en octobre.
Or et métaux précieux
L’or évolue autour de 4 165 dollars l’once mercredi matin
Soit 3 717,70 euros, contre 4 183,60 dollars et 3 746,60 euros mardi. Le métal jaune cède ainsi 0,44 % en dollars et 0,77 % en euros sur 24 heures, dans un marché suspendu à la publication de l’indice américain des prix à la consommation (CPI), attendue à 14 h 30, heure de Paris.
Le consensus anticipe une inflation de 3,6 % sur un an en septembre, contre 3,4 % en août. En cause notamment, la hausse des prix de l’essence, qui ont progressé de plus de 7 % sur le mois. Une inflation persistante pourrait conforter la Réserve fédérale dans sa politique de resserrement monétaire. Le président de la Fed de New York, John Williams, a d’ailleurs réaffirmé la possibilité d’une nouvelle hausse des taux cette année.
Selon l’outil FedWatch du CME, les marchés attribuent environ 23 % de probabilité à une hausse dès octobre, mais 88 % à une hausse en décembre.
Techniquement, l’or oscille autour de 4 160 dollars, sans mouvement directionnel marqué. Le seuil des 4 200 dollars constitue un premier repère psychologique à la hausse. Les autres métaux précieux reculent légèrement, eux aussi.
L’argent s’établit à 59,24 dollars, soit 52,95 euros l’once
Contre 60,24 dollars mardi. Il recule d’environ 1,7 % en dollars et repasse sous le seuil psychologique des 60 dollars.
Le platine évolue autour de 1 662 dollars, soit 1 496 euros l’once
Contre 1 687 dollars la veille. Le métal perd près de 1,5 % en dollars et se rapproche du seuil de 1 650 dollars.
Le palladium cote 1 116 dollars, soit 1 015,26 euros l’once
Contre 1 124 dollars mardi. Il cède environ 0,7 % en dollars, avec un seuil psychologique à surveiller autour de 1 100 dollars.
Géopolitique et économie
Le pétrole sous pression après une attaque contre Saudi Aramco
Un bâtiment appartenant à Saudi Aramco, dans la ville de Dhahran, a été attaqué dans un contexte d’intensification des affrontements entre l’Arabie saoudite et les Houthis du Yémen. Les prix du pétrole ont progressé mercredi à la suite de cette annonce.
Cette nouvelle escalade ravive les inquiétudes concernant les approvisionnements énergétiques. Pour la zone euro, importatrice nette d’énergie, la persistance de prix élevés pourrait compliquer le ralentissement de l’inflation. Pour le marché de l’or, le mécanisme est moins évident qu’il n’y paraît : les tensions géopolitiques peuvent soutenir la demande de métal, mais une nouvelle poussée inflationniste pourrait également conduire les banques centrales à maintenir des taux élevés. En bref, l’or stagne car il reste soumis à de forts vents contraires.
Les grandes banques américaines deviennent prudentes
JPMorgan, Goldman Sachs, Citigroup et Wells Fargo ont publié mardi des résultats trimestriels globalement solides, d’après les données reprises dans un article des Échos. Goldman Sachs affiche notamment une progression de 72 % de ses revenus de trading actions sur un an, tandis que ses revenus obligataires reculent de 1 %. Chez JPMorgan, les revenus de courtage obligataire diminuent de 4 %.
Malgré la bonne tenue de l’activité, Jamie Dimon met en garde contre l’inflation persistante, les déficits publics et les valorisations élevées. La banque a également revu à la hausse sa prévision annuelle de revenu net d’intérêt, à 106,2 milliards de dollars. Les grandes banques américaines profitent encore de la vigueur des marchés, mais commencent à adapter leur discours aux incertitudes économiques.
Chine : l’or (re)devient un instrument monétaire
Pékin poursuit le développement d’un marché de l’or libellé en yuans à Hong Kong. Reliée à Shanghai, cette infrastructure doit permettre aux institutions étrangères de négocier et de recevoir du métal physique en utilisant la monnaie chinoise.
Selon CNBC, les capacités de stockage pourraient passer de 150 à plus de 2 000 tonnes en trois ans. L’objectif est de faciliter l’utilisation internationale du yuan. Les achats d’or des banques centrales et le développement de nouvelles infrastructures de négociation participent ainsi à une transformation progressive du marché mondial du métal jaune .
Le revers environnemental de la hausse de l’or
Au Ghana, 350 km² de forêts auraient disparu en 2025, contre moins de 150 km² par an en moyenne sur la décennie précédente, selon un article du Temps. Des militants africains réunis à Genève alertent sur le développement de l’orpaillage clandestin et demandent davantage de traçabilité dans les chaînes d’approvisionnement. Cette situation est intolérable… Et évitable ! Veracash, et l’ensemble de groupe AuCOFFRE, œuvre pour le développement d‘un recyclage efficace et durable de l’or.
À surveiller
→ L’inflation américaine de septembre et le Livre beige de la Fed.
Ces deux publications sont importantes pour les anticipations de taux.
→ Les prix à la production et ventes au détail aux États-Unis
Ces données sont utilisées pour mesurer la diffusion de l’inflation et la résistance de la consommation.
→ L’évolution du pétrole après l’attaque contre Aramco et éventuelles perturbations des infrastructures énergétiques saoudiennes.
→ L’évolution du cours de l’or en réaction à tous ces facteurs.
Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.
