À retenir 

  • Or stabilisé à 4 028 $ : l’actif défend son support psychologique majeur des 4 000 dollars.
  • (Nouvelle) Escalade à Ormuz : le blocus américain propulse le baril de Brent à 80 dollars.
  • Le Slip Français en Bourse : une introduction de 5 millions d’euros très cocorico le 14 juillet. 

Or et métaux précieux 

Le cours de l’or spot s’établit aujourd’hui à 4 028,30 $ l’once, consolidant ses gains après avoir signé un spectaculaire rebond de près de 2 % vers la zone des 4 084 $ en réaction à la publication d’un indice de l’inflation américaine (CPI) plus faible que prévu.
Sur le plan purement technique, ce sursaut court terme valide une vigoureuse réaction acheteuse sur le support psychologique majeur des 4 000 $. Néanmoins, la tendance de moyen terme conserve une orientation baissière sous l’effet du canal descendant initié depuis le sommet historique de janvier à 5 595 $. Les volumes sur les places asiatiques demeurent d’ailleurs d’une grande prudence face aux tensions géopolitiques persistantes autour du détroit d’Ormuz, qui limitent les velléités d’achat physique à ces niveaux de prix. Pour libérer un véritable potentiel de retournement haussier, les acheteurs devront franchir avec force la zone de résistance immédiate située entre 4 145 $et 4 200$.

Analyse technique des cours de l’argent, du platine et du palladium

Voici la configuration technique des autres métaux du complexe :

  • Le cours de l’argent à 58,29 $ l’once : Après avoir brièvement testé la zone des 60,00 $ lors de l’impulsion haussière d’hier, l’argent s’établit à 58,29 $. Le métal gris consolide ainsi ses positions au-dessus de sa zone de support critique située vers 57,00 $. À court terme, la structure graphique tente de dessiner une base solide, mais l’argent devra impérativement s’affranchir de la résistance des 58,80 $à 60,00$ pour relancer durablement sa dynamique industrielle et s’attaquer à ses moyennes mobiles de long terme.
  • Le cours du platine à 1 631 $ l’once : Actuellement négocié autour de 1 631 $, le platine poursuit sa phase de consolidation horizontale. Bien que le métal s’extirpe lentement de ses plus bas récents grâce à des flux d’arbitrage hors des marchés obligataires, la configuration reste bridée. Une cassure nette au-delà de la résistance technique majeure des 1 650 $ est indispensable pour envisager une accélération haussière significative.
  • Le cours du palladium à 1 290 $ l’once : S’échangeant à 1 290 $, le palladium tente de reprendre son souffle au contact immédiat du seuil pivot psychologique des 1 300 $. Le métal reste toutefois enfermé sous une solide ligne de tendance baissière de long terme. La zone actuelle s’apparente à un simple rebond technique en territoire de survente, et seule une réintégration confirmée et durable des 1 300 $ permettrait de neutraliser le biais vendeur qui domine le marché. 

Géopolitique et économie  

Le cessez-le-feu au Moyen-Orient s’est définitivement consumé après l’instauration d’un blocus américain des ports iraniens et la riposte de Téhéran contre deux supertankers émiratis dans le détroit d’Ormuz. Ce regain d’hostilités propulse le Brent de 5 % vers les 80 $ et fait tanguer l’Asie, le Kospi coréen plongeant de 8 % dans le sillage de la tech.

Si le CAC 40 résiste bien avec un repli limité à 0,2 %, le portefeuille des Français subit ce choc énergétique de plein fouet à travers une hausse des prix et une forte tension sur les rendements obligataires.

La nervosité est amplifiée par les avertissements de Jamie Dimon sur le déficit américain malgré un bénéfice historique de 21,15 milliards de dollars, alors que le grand oral de Kevin Warsh devant le Congrès pourrait sceller des taux d’intérêt durablement prohibitifs pour la tech européenne. 

Signaux faibles  

De Beers solde ses diamants
Face à la déferlante des diamants synthétiques et à la baisse de la demande de luxe en Chine, l’ex-maître absolu du marché a plié le genou en baissant ses tarifs de 5 % à 50 % ce lundi, selon Bloomberg. Pour sauver les apparences, le groupe a réduit sa liste d’acheteurs privilégiés et modifié la composition de ses lots pour masquer la baisse.
Pressée par ses actionnaires, la maison mère de De Beers, Anglo American, accélère la vente du diamantaire pour se recentrer sur les métaux industriels indispensables à la transition, comme le cuivre. Un consortium mené par Gareth Penny est sur les rangs.

Le Slip Français s’invite à la Bourse de Paris un 14 juillet
Profitant d’un jour férié national où Euronext reste pourtant ouvert, la marque symbole du « Made in France » s’est introduite en Bourse mardi matin. Une opération hautement cocorico qui a permis de lever 5 millions d’euros pour soutenir sa relocalisation. 

À surveiller 

La publication des résultats d’ASML (Advanced Semiconductor Materials Lithography, Pays-Bas) et TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company, sous-traitant majeur de Nvidia) : Leurs rapports financiers donneront le véritable tempo de la demande mondiale en puces IA. Si ces géants montrent des signes de faiblesse, la correction sur les valeurs technologiques européennes pourrait s’accélérer, et aussi avoir un impact sur les cours des métaux précieux. 

Ce contenu est publié à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil en investissement.  


Anaïs Bourdon

Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.