Le cours de l’or bouge chaque semaine au rythme de l’économie mondiale. Avec L’Actu de l’Or, recevez chaque mardi un résumé clair pour :

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Principaux indicateurs américains (valeurs arrêtées au 16/02/2026)

  • Taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) : 3,75 %
  • 227 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ↘︎
  • Inflation américaine sur 12 mois (PCE) : 2,4 % ↘︎
  • Confiance des consommateurs US (indice Michigan) : 57,3
  • Valeur du Dow Jones : 49501 ↘︎
  • Valeur du S&P 500 : 6836 ↘︎

Principaux indicateurs européens (valeurs arrêtées au 16/02/2026)

  • Taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) : 2.15 %
  • Taux d’inflation moyen pour la zone euro : 1,7 %
  • Taux de chômage pour la zone euro : 6,2%
  • Confiance des consommateurs et des entreprises zone euro : -12,4
  • Valeur Euro Stock 50 : 5979 ↘︎
  • EUR/USD : 1,185 ↘︎

Évolution du cours de l’or

Entre le 10 et le 16 février, le cours de l’or en était encore à “digérer” le krach de fin janvier : derrière des mouvements intrajournaliers parfois violents, on voit tout de même une tendance haussière qui se normalise, avec une once qui oscille entre 4 100 et un peu plus de 4 200 € et reste, la plupart du temps, au‑dessus des 5 000 $.

 

La continuité de la semaine précédente

Au début de la période, le mouvement de rattrapage entamé juste après le choc Warsh se poursuit. Les investisseurs de long terme (banques centrales, fonds patrimoniaux, particuliers passés par les ETF) continuent de profiter des replis pour se renforcer, convaincus que les fondamentaux restent favorables : taux réels encore bas, dettes publiques record, climat géopolitique tendu et diversification des réserves de change vers le métal jaune. Le message qui se dégage des premières analyses sur Kevin Warsh est plus nuancé qu’au moment de l’annonce : oui, le futur président de la Fed est plus “dur” sur le bilan et sur l’indépendance de la banque centrale, mais il n’est pas acquis qu’il déclenche un cycle agressif de hausses de taux. Cela suffit à empêcher les opérateurs de basculer dans un scénario franchement baissier : on continue d’acheter les creux plutôt que de vendre dans la panique.

Des ajustements techniques plus qu’une correction

La séance du 13 février illustre l’autre versant de ce marché encore traumatisé. Après plusieurs jours de rebond où l’once se maintient au‑dessus de 4 230 € et 5 050 $, la mécanique des prises de bénéfices reprend : certains traders verrouillent leurs gains, des algorithmes déclenchent des ventes quand des seuils techniques sont enfoncés, et le prix décroche vers 4 100 € et 4 900 $ l’once. Rien, ce jour‑là, ne change fondamentalement sur le plan macroéconomique ; c’est surtout une “respiration” dans un marché encore surcoté. Le fait que l’or reparte ensuite vers 4 213 € et repasse au‑dessus de 5 000 $ montre bien qu’il s’agit d’un ajustement technique plus que d’un début d’inversion de tendance.

Deux absences qui se font bien ressentir

Le lundi 16, on note une nouvelle petite baisse qui tient beaucoup au calendrier. Cette journée cumule en effet deux absents de taille : la Chine, premier consommateur mondial de métaux précieux, est fermée pour toute la semaine du Nouvel An lunaire, et les marchés américains sont clos pour le Presidents’ Day. Sans Shanghai, Hong Kong ni New York, la profondeur de marché est très réduite ; quelques ventes d’ajustement en Europe suffisent alors à faire reculer légèrement l’or et l’argent, faute de contreparties en face. On n’observe pas de nouvelle information majeure : c’est surtout l’effet d’une liquidité atone qui amplifie de petits flux de prises de bénéfices.

Le ratio EUR/DOL pèse sur le prix de l’or en euros

Comme souvent, le comportement de l’or en euros est la résultante de ces forces sur fond de variations de change. L’euro reste globalement fort par rapport au dollar, dans le sillage de 2025, mais il ne progresse plus franchement : il oscille dans une bande étroite. Quand l’once remonte au‑dessus de 5 000 $ en fin de période, cette vigueur relative de l’euro limite la poussée en monnaie unique, ce qui explique que l’on clôture autour de 4 213 € plutôt que de revisiter immédiatement les sommets du début d’année. À l’inverse, lors du trou d’air du 13, le léger raffermissement du billet vert accentue la baisse vue en euros : pour un investisseur européen, la correction semble plus marquée que pour un opérateur qui raisonne uniquement en dollars.

Un marché un peu chaotique qui cherche son équilibre

En arrière‑plan, la demande physique et les flux financiers continuent de jouer leur rôle d’amortisseur. Les primes restent élevées en Inde et en Asie, même si elles se sont un peu détendues par rapport aux pics de fin janvier. Les ETF or, eux, n’enregistrent pas de sorties massives malgré la volatilité, ce qui montre que la plupart des porteurs “patients” conservent leurs positions. C’est cette combinaison mêlant fondamentaux toujours pro‑or, perception plus nuancée de la nouvelle Fed, effet de calendrier avec la Chine et les États‑Unis fermés, et marché encore saturé de positions spéculatives, qui produit la physionomie de la semaine : des séances heurtées, une pointe de nervosité le 13, mais au final un or qui reste solidement campé autour de 4 200 € et 5 000 $, comme si le marché avait trouvé, au moins provisoirement, son nouveau niveau d’équilibre.

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Bibliographie


Bruno GONZALVEZ

Multi-entrepreneur, auteur et consultant depuis plus de vingt-cinq ans dans le domaine de la communication stratégique, il a plusieurs fois travaillé pour le compte d'entreprises financières dont il décrypte aujourd'hui les coulisses et les mécanismes économiques de base à l'intention du plus grand nombre.