À retenir
- 3 922 $ : l’or reste sous les 4 000 dollars avant les élections américaines.
- 24,1 % : les prix de l’énergie accélèrent en France sur un an.
- 321 tonnes : les banques centrales ont renforcé leurs achats d’or au troisième trimestre.
Or et métaux précieux
L’or spot évolue autour de 3 922 dollars l’once mardi matin
Soit 3 504,80 euros, contre 3 915,40 dollars et 3 500,20 euros lundi. Le métal jaune tente de se stabiliser après sa chute de vendredi sous les 3 900 dollars.
Le recul du pétrole lundi, supérieur à 7 %, a atténué les craintes inflationnistes et permis à l’or de rebondir. Mais les anticipations de hausse des taux américains continuent de peser. Les investisseurs attendent surtout les résultats des élections de mi-mandat américaines, qui pourraient modifier les perspectives budgétaires et le climat sur les marchés.
Analyse technique
Le seuil des 4 000 dollars constitue désormais la principale résistance psychologique. À la baisse, les 3 900 dollars représentent un premier niveau à surveiller, avant le récent point bas autour de 3 874 dollars. Le RSI journalier à 37,1, selon COINOTAG ce mardi 3 novembre, confirme une dynamique encore baissière, sans toutefois signaler de survente. Le rebond reste donc fragile tant que l’or n’a pas reconquis les 4 000 dollars.
Argent, platine et palladium reculent
Argent métal
Il côte à 49 dollars, soit environ 44 euros l’once, contre 49,31 dollars lundi. Le métal blanc évolue sous le seuil psychologique des 50 dollars, dans un contexte de volatilité des actifs industriels et financiers.
Platine
Le platine recule à 1 427 dollars, soit 1 283,78 euros, contre 1 440 dollars lundi. La zone de 1 400 dollars constitue un prochain repère psychologique si le recul se poursuit.
Palladium
Le palladium baisse aussi, à 932 dollars, soit 852,73 euros, contre 970 dollars lundi. Sa baisse d’environ 3,9 % en dollars est la plus marquée des quatre métaux suivis.
Les banques centrales continuent d’acheter de l’or
Le World Gold Council a publié ce mardi des chiffres qui contrastent avec la baisse des cours. Les banques centrales ont acheté 321 tonnes d’or au troisième trimestre, soit 42 % de plus qu’un an auparavant. Les ETF adossés à l’or physique ont enregistré 211 tonnes d’entrées, alors que la demande de lingots et de pièces a reculé de 19 % sur un an, à 268 tonnes.
Les achats institutionnels restent donc soutenus, tandis que la demande physique des particuliers ralentit.
Géopolitique et économie
Midterms : les États-Unis votent, les marchés attendent
Ce mardi 3 novembre, les Américains renouvellent les 435 sièges de la Chambre des représentants et environ un tiers du Sénat. Les démocrates espèrent reprendre au moins une chambre du Congrès, tandis que les républicains cherchent à conserver leurs majorités. Pour les marchés européens, l’enjeu concerne notamment les droits de douane, les relations transatlantiques et les perspectives de politique budgétaire américaine.
France : l’énergie fait de nouveau grimper l’inflation
Les prix à la consommation ont augmenté de 3,4 % sur un an en octobre, selon l’estimation provisoire de l’Insee du 30 octobre. L‘énergie affiche une progression spectaculaire de 24,1 %, contre 21,3 % en septembre, selon l’Insee.
Pour les ménages français, une part croissante du budget consacrée à l’énergie réduit les sommes disponibles pour les autres dépenses et l’épargne.
Australie : les taux atteignent un sommet de 18 ans
La Banque de réserve d’Australie a relevé ce mardi son taux directeur de 25 points de base, à 4,85 %, son niveau le plus élevé depuis 2008. Le vote a été partagé, six membres soutenant la hausse contre trois opposants. Cette décision illustre la difficulté des banques centrales à combattre l’inflation sans accentuer le ralentissement économique.
Pologne : la banque centrale menacée de paralysie
La Banque nationale de Pologne risque de se retrouver dans une situation inédite dès mercredi 4 novembre. En cause, un bras de fer politique entre le Premier ministre Donald Tusk et le président Karol Nawrocki, qui bloque le renouvellement de plusieurs membres de sa direction. Sans accord, l’institution pourrait passer sous le seuil légal de six membres, compromettant certaines de ses décisions. Un risque institutionnel pour la Pologne, qui conserve sa propre monnaie, le zloty, et un nouvel exemple des tensions politiques autour de l’indépendance des banques centrales européennes.
L’or redevient-il une monnaie ? Londres et Hong Kong avancent leurs pions
Et si l’or retrouvait une place plus importante dans le système monétaire mondial ? À Londres, la LBMA propose que les banques puissent utiliser l’or conservé à la Banque d’Angleterre comme garantie pour obtenir des financements, sans avoir à vendre leur métal. À Hong Kong, les autorités développent de nouvelles infrastructures de compensation et de règlement des transactions sur l’or, avec l’ambition de renforcer le rôle du yuan sur ce marché. Deux initiatives qui témoignent que le métal jaune n’est décidemment pas un actif comme les autres !
À surveiller
→ Les résultats des midterms
Leur effet sur le dollar, les taux américains et les marchés technologiques sont à regarder de près.
→ L’évolution du gaz européen et du pétrole
Ces deux marchés influencent désormais fortement les anticipations d’inflation et, indirectement, le cours de l’or.
→ L’évolution du cours de l’or aujourd’hui.
Anaïs est responsable éditoriale freelance spécialisée dans la finance résiliente et la communication de marque en environnement réglementé.
Elle coordonne la production de contenus pédagogiques à destination des épargnants et des investisseurs chez Veracash et AuCOFFRE.com.
Son approche combine rigueur factuelle, exigence rédactionnelle et connaissance des cadres réglementaires.
