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Quelles sont les meilleures pièces d'or d'investissement ?
Pièce d’or française emblématique, souverain britannique ou Maple Leaf canadienne : les investisseurs qui souhaitent détenir de l’or physique ont l’embarras du choix. Mais toutes les pièces ne se valent pas, ni sur le plan de la liquidité, ni sur celui de la fiscalité. Tour d’horizon des formats incontournables pour intégrer l’or d’investissement à un portefeuille, sans se tromper de rayon.
Ce contenu est publié à titre d’information. Il ne constitue pas un conseil d’investissement. Seuls les Conseillers en Investissement Financiers (CIF) sont habilités à conseiller les investisseurs.
Achat d'or : les différentes pièces à privilégier
Quand on souhaite investir dans de l’or physique (Comment investir dans l’or physique ?), il faut faire une distinction importante en ce qui concerne les pièces : toutes les pièces d’or ne sont pas des pièces d’or d’investissement.
Une pièce d’or d’investissement répond à des critères précis : une pureté minimale de 900 millièmes (soit 21,6 carats), une émission par une monnaie officielle reconnue, et une circulation suffisante pour garantir une forte liquidité sur le marché international. Ces critères sont notamment définis par la directive européenne TVA qui exonère ce type de pièces à l’achat.
Parmi les pièces qui cochent toutes ces cases, on trouve des classiques incontournables : le Napoléon 20 francs français, le Souverain britannique, la Maple Leaf canadienne, le Krugerrand sud-africain ou encore le Philharmonique de Vienne autrichien. Ces pièces circulent depuis des décennies, parfois des siècles, dans le monde entier.
Les pièces les plus recherchées en France et en Europe
En France, le Napoléon 20 francs règne en maître depuis deux siècles. Frappé à des millions d’exemplaires entre 1803 et 1914, il est immédiatement reconnaissable, facile à revendre et accessible : son poids d’or fin de 5,81 grammes pour un titre de 900 millièmes en fait une pièce reconnue sur le marché de l’or physique. C’est la pièce que grand-mère gardait dans le tiroir du buffet, et que les notaires croisent encore régulièrement lors des successions.
Le Souverain britannique lui dispute la vedette sur le marché européen. Frappé depuis 1817 par la Royal Mint, avec un titre de 916 millièmes (22 carats) et 7,32 grammes d’or fin, il jouit d’une reconnaissance immédiate sur l’ensemble du continent. Sa forte liquidité et son statut de pièce à cours légal en font un incontournable des portefeuilles d’investissement.
Au-delà de nos frontières, la Maple Leaf canadienne (1 once troy, 999,9 millièmes) et le Krugerrand sud-africain (1 once troy, 916 millièmes) s’imposent comme les références du marché international. Ces deux pièces emblématiques se négocient dans le monde entier, avec des spreads achat/vente parmi les plus compétitifs du marché.
Le trio gagnant : Maple Leaf, Souverain et Vera Valor
Si l’on devait désigner un trio gagnant de pièces d’or physique pour concevoir un portefeuille robuste dans toutes les situations, ces trois pièces en formeraient le socle, chacune jouant un rôle distinct.
La Maple Leaf d’une once apporte l’exposition maximale au cours de l’or avec une pureté de 999,9 millièmes et une liquidité mondiale. C’est la pièce de référence pour un investisseur qui cherche avant tout à répliquer fidèlement le métal précieux.
Le Souverain offre un équilibre entre accessibilité et reconnaissance internationale. Sa pureté de 916 millièmes et son statut de pièce à cours légal lui confèrent un régime fiscal favorable à la revente, avec une prime raisonnable.
La Vera Valor, enfin, s’est imposée comme une référence en matière d’investissement en or physique. Disponible sous différents formats de l’once au 1/20ème d’once, elle joue le rôle des petites coupures dans un portefeuille d’or : un avantage concret quand on a besoin de liquidités rapides en temps de crise ou pour transmettre son épargne par petites fractions. Frappée depuis 2012 par la société AuCOFFRE, elle est constituée à 999,9 millièmes d’or pur, issue du recyclage et certifiée LBMA. Elle est disponible sous forme de pièce à cours légal ou de jeton d’investissement. En tant que jeton, la taxe forfaitaire ne s’applique à la revente qu’au-delà de 5 000 euros par transaction, ce qui la distingue fiscalement des pièces d’investissement classiques.
Bon à savoir :
Pour renforcer encore la liquidité d’un portefeuille, les petites pièces sont intéressantes. Même si elles présentent des primes proportionnellement plus élevées, elles permettent cependant d’ajuster très finement le montant d’une vente, ce qui peut s’avérer précieux quand on souhaite dégager des liquidités par petites sommes et optimiser la fiscalité applicable.
Prix des pièces d'or : comment ne pas se faire avoir ?
Acheter de l’or physique sans maîtriser la notion de prime (ou «premium»), c’est risqué.
La prime correspond à l’écart entre le prix de vente de la pièce et sa valeur-or pure, calculée d’après le cours de l’or du moment. Elle couvre les frais de fabrication et intègre les nuances comme le millésime ou l’atelier de frappe. Une prime raisonnable tourne en général entre 2 % et 10 % pour les pièces courantes. Au-delà, si votre objectif est de faire de l’investissement pur et pas de la collection, il faut se poser des questions.
Quelques règles simples pour ne pas surpayer :
- Comparer plusieurs vendeurs sur la base du même millésime et du même état de conservation.
- Vérifier que le prix est bien indexé sur le cours du jour.
- Écarter les pièces en très mauvais état ou sans certificat d’authenticité.
- Un écart de prime important entre deux vendeurs pour une pièce identique mérite toujours une explication.
Les pièces les plus liquides affichent généralement des primes plus faibles parce que le marché est plus concurrentiel. Les millésimes rares ou les états de conservation exceptionnels font mécaniquement monter la prime.
Ne pas confondre pièce à valeur d'investissement et pièces anciennes
C’est l’une des erreurs les plus fréquentes, et elle peut coûter cher dans les deux sens.
Une pièce ancienne ou rare n’est pas automatiquement une pièce d’or d’investissement, et la frontière peut être subtile. Le Napoléon en est l’exemple parfait : dans sa version courante, il se négocie proche de sa valeur-métal et constitue bien de l’or d’investissement. Mais certains millésimes rares ou pièces en état exceptionnel voient leur valeur numismatique dépasser largement leur poids d’or. Dans ce cas, l’acheteur paie de la rareté et de l’histoire, pas seulement du métal.
À l’inverse, une pièce emblématique d’or d’investissement comme le Krugerrand ou la Maple Leaf se négocie très proche de sa valeur-métal. L’acheteur paie essentiellement de l’or, pas de la rareté ni de l’histoire. C’est précisément ce que cherchent la majorité des investisseurs.
Bon à savoir :
La Maple Leaf (Canada), le Krugerrand (Afrique du Sud) et le Philharmonique de Vienne (Autriche) sont des pièces à cours légal. À la revente, elles relèvent de la taxe sur les métaux précieux (TMP) au taux de 11,5 %, ou de la taxe sur la plus-value (TPV) à 37,6 % avec abattement de 5 % par an à partir de la 3e année de détention. Ce dernier régime peut s’avérer plus favorable selon la durée de détention.
Le Souverain joue dans une catégorie intermédiaire : pièce à cours légal, il bénéficie des mêmes règles fiscales avantageuses que les bullion coins modernes, tout en présentant un caractère historique qui plaît aux collectionneurs. Cette double dimension lui confère une prime parfois supérieure à d’autres pièces.
Comment se passe la vente de pièces d'or ?
La revente est souvent le grand oublié de la réflexion à l’achat. Et pourtant, la forte liquidité des pièces d’investissement reconnues sur le marché international est l’un de leurs atouts majeurs.
Concrètement, vendre son or physique sous forme de pièces implique de passer par un revendeur agréé (négociant en métaux précieux, banque spécialisée, plateforme en ligne sécurisée). Les pièces cotées sur le marché international trouvent acheteur rapidement, à des prix alignés sur le cours du jour.
N’oubliez pas que l’or ne produit pas d’intérêts ni de dividendes. La plus-value éventuelle à la revente dépend exclusivement de l’évolution du cours de l’or et des conditions du marché. Au risque de nous répéter, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Côté démarches, la vente via un professionnel (comptoir, plateforme agréée) simplifie considérablement les choses : c’est lui qui collecte la taxe et effectue la déclaration auprès de l’administration fiscale. Chez Veracash, toutes ces démarches sont intégrées pour vous simplifier la vie et minimiser le risque d’erreur.
Banque, boutique ou plateforme : où acheter ses pièces d'or aujourd'hui ?
Trois grandes options s’offrent aux acheteurs de pièces d’or, chacune avec ses particularités.
Les banques proposent parfois des pièces d’or, mais les prix sont souvent moins compétitifs et le choix limité. La banque n’est généralement pas spécialiste du négoce de métaux précieux.
Les boutiques spécialisées (changeurs, négociants agréés) offrent un contact humain et un conseil de visu. Elles permettent d’inspecter la pièce avant l’achat. L’inconvénient : les horaires, la géographie, et parfois des primes légèrement plus élevées que les plateformes en ligne.
Les plateformes numériques sécurisées se sont imposées comme une alternative sérieuse. Elles permettent de comparer les prix en temps réel, d’accéder à un historique de cours et d’acheter ou vendre depuis chez soi. C’est l’approche qu’a développée Veracash, avec une particularité : plutôt que de livrer des pièces physiques à domicile (avec les risques de stockage associés), la plateforme propose une détention d’or physique alloué dans des coffres sécurisés, accessible via une application mobile et utilisable au quotidien grâce à la carte de débit Mastercard. C’est une alternative à la banque traditionnelle qui allie robustesse d’une épargne en or physique et liquidité d’usage.
Les pièces sont-elles toujours le format le plus adapté pour investir ?
Les pièces d’or ont un avantage concret : la divisibilité. Là où un lingot d’un kilogramme représente une somme importante d’un seul bloc, une pièce se négocie entre quelques centaines et quelques milliers d’euros selon le format. Pour des objectifs d’investissement de 1 000 ou 5 000 euros, la pièce est généralement plus maniable.
Les lingots gardent leur intérêt pour des montants plus conséquents : leur prime est proportionnellement plus faible sur les grands formats, ce qui améliore le rapport poids d’or/prix payé. Mais c’est un format très peu flexible et leur revente peut être compliquée. Une barre d’or est indivisible : lorsque vous cédez un lingot, vous devez le céder en entier. Cela dégage des liquidités importantes d’un coup, entrainant des implications fiscales non négligeables.
La pièce ou le lingot impose aussi des contraintes que l’on sous-estime souvent : stockage sécurisé, assurance, risque de perte ou de vol. C’est là qu’intervient une alternative à connaître : l‘ or fractionné (L’or fractionné, c’est quoi ?) sous forme de jetons comme ceux proposés par Veracash.
Bon à savoir :
Les jetons d’or (Vera Valor, GoldSpot, GoldPremium) sont des biens meubles assimilés aux bijoux sur le plan fiscal. Ils sont exonérés de taxe à l’achat, et la taxe forfaitaire ne s’applique à la revente qu’au-delà de 5 000 euros par transaction. En dessous de ce seuil, la cession est libre de toute imposition. Une différence notable par rapport aux pièces d’investissement classiques, soumises à la TFMP dès le premier euro.
À retenir
Savoir comment investir dans l’or n’est pas compliqué avec les bonnes informations et les bons intermédiaires. Si vous souhaitez investir dans l’or en achetant des pièces ou en optant pour une solution innovante comme Veracash, voilà ce qu’il faut retenir :
- Parmi les pièces d’or d’investissement les plus reconnues, on trouve le Napoléon 20 francs, le Souverain britannique, la Maple Leaf canadienne, le Krugerrand et le Philharmonique de Vienne.
- La prime (écart entre prix de la pièce et valeur-métal) est le premier indicateur à surveiller pour ne pas surpayer son or.
- La fiscalité à la revente est identique pour toutes les pièces d’or d’investissement : TFMP à 11,5 % par défaut sur le montant total de la cession, ou TPV à 37,6 % sur la seule plus-value, avec abattement de 5 % par an à partir de la 3e année de détention. L’option TPV nécessite impérativement une facture d’achat nominative. Sans elle, la TFMP s’applique automatiquement, ce qui concerne souvent les pièces héritées ou achetées sans traçabilité.
- La liquidité d’une pièce d’or d’investissement reconnue sur le marché international est l’un de ses atouts majeurs face au lingot.
- Les pièces ne sont pas le seul format d’or physique disponible : l’or fractionné sous forme de jetons offre une alternative flexible, fiscalement intéressante et pensée pour l’épargnant d’aujourd’hui, quel que soit son budget.
Questions fréquentes
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- Royal Mint (Royaume-Uni) – The Sovereign – https://www.royalmint.com
- Royal Canadian Mint – Maple Leaf – https://www.mint.ca
- Münze Österreich – Wiener Philharmoniker – https://www.muenzeoesterreich.at