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Cours de l'or 2050 : Quelles sont les prévisions ?
L’or a battu tous ses records en 2025, laissant pantois les analystes les plus optimistes. Alors, à quoi pourrait ressembler le prix de l’or en 2050 ? Quelles tendances structurelles dessinent les 25 prochaines années ? Impossible de le prédire avec certitude. Ce que l’on peut faire, en revanche, c’est analyser les tendances de fond. C’est parti.
Information importante : Ce contenu est publié à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Seuls les Conseillers en Investissement Financiers (CIF) sont habilités à conseiller les investisseurs.
2025, l'année de tous les records
On aurait presque envie de dire « encore une fois », mais là, l’ampleur est différente. En 2025, le cours de l’or a atteint un niveau record, littéralement soufflant les prévisions de toutes les grandes banques mondiales.
La barre symbolique des 3 000 dollars l’once a été franchie le 18 mars 2025. Puis 3 498 dollars fin avril. Et fin décembre 2025, on frôlait les 4 522 dollars l’once, soit une hausse de 73 % sur un an en dollar, 52 % en euro. Peu d’actifs sur le marché boursier peuvent se targuer d’une telle trajectoire sur la même période.
Goldman Sachs, qui tablait sur 2 900 dollars en début d’année, a revu ses prévisions à la hausse plusieurs fois dans l’année. Bank of America, Citigroup, UBS : tous ont été dépassés par les événements. L’once d’or a atteint 3 833 € juste avant Noël 2025, un niveau que même les scénarios les plus haussiers n’anticipaient pas en janvier de la même année.
Le cours de l'or va-t-il continuer d'augmenter en 2026?
C’est LA question qui vaut de l’or. Et elle mérite une réponse honnête : personne ne le sait. Ce qui est en revanche documenté, c’est que les facteurs structurels qui ont poussé l’or vers le haut ces dernières années n’ont pas disparu.
Pour 2026, les experts de Goldman Sachs projettent un cours moyen autour de 4 628 dollars l’once, avec un potentiel haussier à 5 055 dollars si les conditions de politique monétaire restent favorables. UBS table sur 5 400 dollars dans son scénario haut de gamme. JPMorgan anticipe une moyenne d’environ 5 200 dollars avec un pic à 5 300 dollars.
Le World Gold Council, dans ses prévisions publiées en décembre 2025, estimait que l’or pourrait progresser de 5 à 15 % supplémentaires si les taux baissent davantage, et de 15 à 30 % en cas de fort ralentissement de l’économie mondiale (World Gold Council, Gold Outlook 2026, décembre 2025).
Rappel :
Ces projections sont celles d’analystes identifiés et sont soumises à révision. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L’or ne produit pas d’intérêts ni de dividendes.
La question n’est pas tant « est-ce que ça va monter ? », mais « pourquoi le cours varie ? ». La réponse n’est pas dans les chiffres des analystes, mais dans les facteurs sous-jacents.
Comprendre les facteurs qui marquent les tendances
Le prix de l’or ne monte ou ne baisse pas par magie. Derrière chaque pic ou chaque tendance à la baisse, il y a des mécanismes bien identifiables qui déterminent l’avenir de l’or. Les experts les analysent à travers des indicateurs économiques précis. Comprendre ces facteurs, c’est se donner les moyens d’analyser le marché avec lucidité, et donc d’éviter les réactions à chaud.
La politique monétaire : le moteur principal
Quand les banques centrales baissent leurs taux directeurs, la valeur des monnaies fiduciaires s’érode. L’or, lui, ne dépend d’aucun gouvernement et ne se dilue pas. C’est mécanique : quand le dollar perd de sa superbe, l’or brille davantage.
La Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) ont toutes deux amorcé des cycles de baisse de taux en 2024-2025. Selon Goldman Sachs, chaque baisse de 25 points de base de la Fed ajoute environ 3 % au cours de l’or à moyen terme.
Les banques centrales réalisent des achats massifs
Depuis le gel des avoirs de la banque centrale russe en 2022, les banques centrales mondiales ont massivement renforcé leurs réserves en or, créant une demande accrue qui a eu un impact significatif sur le cours. En décembre 2024, la demande institutionnelle sur le marché OTC londonien atteignait 108 tonnes par mois, contre 17 tonnes en moyenne avant 2022 (Source : Goldman Sachs Research, février 2025). Selon le World Gold Council, 44 % des banques centrales géraient activement leurs réserves d’or en 2025, contre 37 % l’année précédente.
La Chine, la Pologne, la Turquie, le Kazakhstan : autant d’acteurs qui continuent d’accumuler du métal précieux, souvent au détriment de leurs avoirs en dollars américains. Cette tendance de fond est structurelle et ne devrait pas s’inverser rapidement.
Les tensions géopolitiques : un catalyseur durable
L’instabilité au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine, les frictions commerciales entre les États-Unis et la Chine sont autant de facteurs qui alimentent ce qu’on appelle la « demande refuge ». Quand le monde vacille sous le poids des tensions géopolitiques, les investisseurs se tournent vers des actifs tangibles, universels, et qui n’ont pas de contrepartie susceptible de faire défaut. Un réflexe bien documenté, que l’histoire financière confirme à chaque crise majeure.
Le dollar : une corrélation inverse documentée
La relation entre le dollar et l’or est une danse bien connue : quand l’un monte, l’autre a tendance à reculer, et vice-versa. En 2025, la combinaison d’un dollar affaibli (-10 % sur l’indice DXY) et d’incertitudes sur la trajectoire de la dette américaine a créé un cocktail particulièrement favorable à l’or. Tout changement significatif dans la politique monétaire américaine reste donc un facteur à surveiller de près.
L'or industriel et technologique : un levier sous-estimé
L’électronique, les semi-conducteurs, les technologies médicales : l’or est partout là où la précision et la conductivité sont cruciales. À l’horizon 2050, la transition énergétique, la conquête spatiale et la montée en puissance de l’intelligence artificielle — avec ses besoins colossaux en composants de précision et en main-d’œuvre qualifiée pour les produire — pourraient créer une demande accrue et soutenue, en parallèle de la demande d’investissement. Une évolution qui, si elle se confirme, changerait profondément l’équation de l’offre et de la demande pour l’or physique.
Bon à savoir :
L’or est notamment utilisé dans les connecteurs électroniques de haute précision, les équipements médicaux et les panneaux solaires de nouvelle génération. La demande industrielle représentait environ 8 % de la demande totale mondiale en 2024, selon le World Gold Council.
Quel sera le prix de l'or en 2030 ?
Avec toutes les précautions qui s’imposent, les prévisions des experts convergent globalement vers une fourchette de 5 000 à 7 000 dollars l’once d’ici 2030, selon les institutions et les scénarios retenus.
- Goldman Sachs projette 5 055 dollars à fin 2026, ce qui implique un cap bien plus haut d’ici 2030 dans un scénario de poursuite des tendances actuelles.
- Ed Yardeni, analyste réputé, évoque un scénario à 10 000 dollars pour 2030, mais seulement dans l’hypothèse d’une inflation persistante et de crises géopolitiques majeures.
- Le World Gold Council estimait en 2025 qu’une progression d’environ 12 % par an reste plausible sur le long terme. Cela porterait l’once aux alentours de 4 800 à 5 000 dollars vers 2030.
- Les futures CME sur l’or valorisaient l’once autour de 5 560 dollars pour 2031, au début de l’année 2026.
Rappel :
Ces projections sont celles d’analystes réputés. Elles ne constituent pas des conseils d’investissement. L’évolution réelle dépendra de facteurs macroéconomiques et géopolitiques imprévisibles.
Des tendances à la baisse restent tout à fait possibles — et même saines. La trajectoire depuis 2020 a été particulièrement soutenue, et les marchés ont toujours leurs propres cycles de respiration. L’analyse technique montre d’ailleurs que des consolidations importantes ont précédé chacune des grandes phases haussières de l’or depuis 2000.
Qui peut prédire le prix de l'or dans 25 ans ?
On aimerait pouvoir vous dire le contraire, mais personne ne peut le prédire. Pas Goldman Sachs, pas le FMI, et pas nous.
En 1999, l’once d’or valait moins de 300 dollars. En 2011, elle dépassait 1 900 dollars. En décembre 2025, elle frôlait les 4 500 dollars. Autant dire qu’une prévision à 25 ans relève autant de la futurologie que de l’économie, et que tout changement majeur dans l’économie mondiale peut redistribuer les cartes en quelques mois.
Cela dit, des experts se prêtent au jeu. Voici ce que disent les projections les plus sérieuses. Elles sont à prendre comme des ordres de grandeur, pas comme des certitudes :
- Certains modèles quantitatifs basés sur la corrélation historique entre indicateurs économiques et prix de l’or tablent sur une fourchette de 20 000 à 25 000 dollars l’once d’ici 2050, soit une extrapolation de l’érosion monétaire des dernières décennies.
- D’autres prévisions plus modérées tablent sur 8 000 à 12 000 dollars, en supposant un retour à une inflation plus maîtrisée et une stabilisation géopolitique partielle.
- Le scénario le plus prospectif, avancé par certains chercheurs comme Josep Peñuelas de l’Université autonome de Barcelone, envisage une raréfaction physique des ressources aurifères exploitables d’ici 2050, ce qui créerait mécaniquement une pression haussière sur l’offre.
Trois scénarios à l'horizon 2050
Scénario 1 — Continuité inflationniste : Si les grandes économies maintiennent des politiques monétaires accommodantes et que la dette publique mondiale continue de croître, l’or pourrait continuer à grimper en valeur absolue sur le long terme. Dans ce cas, des prix entre 15 000 et 25 000 dollars l’once ne seraient pas inconcevables selon certains modèles.
Scénario 2 — Stabilisation relative : Si les banques centrales parviennent à maîtriser l’inflation et que les tensions géopolitiques s’apaisent, l’or pourrait se stabiliser dans une fourchette plus modeste, autour de 8 000 à 12 000 dollars l’once. Un scénario moins spectaculaire, mais tout aussi plausible selon plusieurs experts.
Scénario 3 — Disruption technologique et monétaire : L’émergence de nouvelles formes de réserves de valeur (cryptomonnaies institutionnalisées, or numérique tokenisé) pourrait avoir un impact significatif sur la demande d’or physique et modifier en profondeur le rôle de l’or dans l’économie mondiale. Ce scénario est le plus incertain et le moins documenté.
Bon à savoir :
Veracash propose déjà la tokenisation de l’or physique avec son système qui permet de détenir de l’or physique et de l’utiliser au quotidien grâce à une carte Mastercard. Votre or est stocké dans des coffres et audité régulièrement. Veracash est une réponse concrète à l’évolution des usages, sans pour autant renoncer à la tangibilité du métal.
À retenir
- 2025 a été une année exceptionnelle pour l’or : +73 % en dollars, records en chaîne, toutes les prévisions d’experts dépassées.
- Les facteurs structurels — demande des banques centrales, inflation, dollar faible, tensions géopolitiques — restent présents en 2026 et 2027.
- Les prévisions pour 2030 situent l’once entre 5 000 et 7 000 dollars selon les scénarios macroéconomiques, sans exclure des tendances à la baisse dans l’intervalle.
- À horizon 2050, les projections sont hautement spéculatives. Les chiffres varient de 8 000 à plus de 20 000 dollars selon les modèles. Ces chiffres sont à lire comme des ordres de grandeur, pas des certitudes.
- La demande technologique et industrielle (accélération de l’IA, conquête spatiale, production d’énergie renouvelable) est un facteur clé pour comprendre les résultats futurs du cours de l’or et des métaux précieux en général.
- L’or ne produit pas de rendement. Son intérêt est dans la préservation de valeur et la diversification patrimoniale.
Les prévisions ont beau se succéder, une chose reste constante : l’or continue de jouer un rôle central dans l’économie mondiale, quelle que soit la période. Pour suivre son évolution au quotidien, retrouvez le cours de l’or en temps réel sur la page dédiée de Veracash.
Questions fréquentes
Sources
- Goldman Sachs Research, février 2026
- World Gold Council, Gold Outlook 2026
- CME Group futures data, janvier 2026
- Josep Peñuelas, CREAF-CSIC / Université autonome de Barcelone — scénario de raréfaction des ressources aurifères d’ici 2050
- Ed Yardeni, Yardeni Research